L'amour vrai, cheminement par 7 portes (voie bouddhiste/4eme
de Kardigan (Posté Lun, 23 Jan 2012 16:23:43 GMT)
admin a écrit:"Lorsque je me met à désirer quelque chose, j'en éprouve physiquement le manque, le désir se manifeste dans mon corps par des sensations."
C'est un desir du coeur ou physique ?
Il me semble que vous parlez de réaction physique (ici ce n'est pas une sensation).
Autre chose : couramment exprimée par les gens inconscients, la sensation est une information sensorielle de la mécanique humaine. Ce qui est bien évidemment faux.
Il vous parler le langage de la comprehension de votre sentir immediat.
Les gens qui n'ont pas travaillé sur eux possèdent un langage non localisé sur leur sentir, ils sont dans une mécanique intellectuelle (et quand ils font référence au réel, ils melangent tout).
Le désir dont je parle est une avidité pour le plaisir. Je vois que lorsque je désire manger quelque chose de sucré pour ressentir du plaisir mon corps n?a pas faim du tout, il n'y a pas de besoin corporel. L?insatisfaction qui résulte de ce désir se manifeste par des sensations désagréables dans le corps, c'est donc bien une réaction physique. J'emploie le terme "sensation" au sens bouddhiste, ou fondamentalement tout ce qui est perçu par les sens est une sensation et ou l'on se réfère dans l'emploi le plus courant du mot sensation aux sensations corporelles/physiques puisque ce sont celles qui sont observées en priorité dans la pratique de la méditation et qui sont à la base de la pratique. Je crois donc comprendre que vous appelez "sensation" une manifestation du corps dans la conscience et qui n'est pas une réaction, c'est bien ça?
admin a écrit:"Est ce que l'arrêt de la réaction doit être un acte volontaire de ma part ou est-ce juste une conséquence naturelle d'un degré suffisent de conscience?"
La réaction comme j'en parle n'est pas une réaction physique, mais un choc intérieur entre une pulsion naturelle refrénée ou mise en sourdine en interdit par sa position ou croyance au culturel.
Donc ici le message de votre corps doit être bien évidemment rendu conscient, et votre sentir doit s'emparer de cette information.
Il n'y pas à etre volontaire de quoique ce soit.
La je me trouve dans la confusion entre sensation et réaction, je réalise que je mélange les termes si je veux être très précis pour décrire la réalité du mécanisme. Je vais essayer d'expliquer par un exemple pour voir si je comprend mieux, vous me corrigerez.
Je croise quelqu'un dans la rue et cette personne me dit quelque chose. Le son de sa voix qui parvient à mes oreilles et fait vibrer mes tympans est la sensations directe de la réalité extérieur. Ensuite à un niveau subconscient, le psychologique, c'est à dire ma culture, mon éducation, mes expériences passées, interprètent la sensation en une fraction de seconde. Suivant l'interprétation qui est faite le corps réagit au psychisme par des sensations agréables ou désagréables. C'est de cette réaction (que j'appelais sensation physique) que l'on peut devenir conscient en s'auto-observant. Je poursuis l'exemple. Il s'avère que cette réaction physique est désagréable, je me sens vexé. En apparence par ce que m'a dit cette personne. Alors mon esprit réagit une deuxième fois à cette première réaction physique par de la négativité et je me met en colère contre cette personne.
Il y a donc une chaîne : sensation, interprétation subconsciente, réaction physique agréable ou désagréable en fonction de l'interprétation subconsciente, seconde réaction psychique à la réaction physique (on se met en colère ou autre).
Puisque l'interprétation psychologique de la sensation est subconsciente et extrêmement fugace, la réaction physique est pratiquement inévitable, donc ma question portais sur la réaction à cette réaction physique, c'est à dire en pratique l'acte de manger quelque chose de sucré en réaction à la première réaction physique désagréable du désir.
admin a écrit:"Je vais essayer de préciser pourquoi j'ai pris cette direction. Par exemple beaucoup de personnes qui arrêtent de fumer font un transfert et se mettent à manger beaucoup plus pour continuer d'éprouver la quantité de plaisir qu'elle ont perdues."
Ici c'est une reaction et non pas un transfert. Transfert est abusivement expliqué par les hommes cultivés, mais il se trompent aussi dans ce cas précis.
Le transfert est du domaine de l'energie de la sexualite mise à des disposition souvent indirectes et inutiles à la procreation.
Ici c'est une reaction, pourquoi ? Car comme j'en ai donné la definition plus haut, ici, ce sont des substances du corps qui créent une dépendance, et pour la fuir, l'homme ou la femme mange. C'est une disposition naturelle de l'homme à fuir un desequilibre de son corps, en absorbant des aliments qui le rendront endurant face à sa difficulté. Vous devez comprendre, comme je vous en ai parlé, votre attitude naturelle et vos compromis culturels à vous-même.
Ah donc je confond les deux, je vais m?observer en ce sens pour y voir plus clair.
admin a écrit:Avec une agitation nerveuse moindre, vous pourrez eliminer ce reflexe de passez du coq à l'ane, sans cesse.
Beaucoup d?énergie mal utilisée est du domaine de l'agitation nerveuse, car le trop de transfert fatigue beaucoup nerveusement. C'est donc un cercle vicieux, l'un entretien l'autre.
En plus, comme vous semblez le dire, votre nature vous pousse ici a forcer cette agitation intellectuelle (de ce qui est agitée).
Il est a faire pour vous, dans une simplification dans vos rapport a la jouissance, un travail qui doit plutot se faire entre emotionnel et l'intellect : une intelligente raison.
Mais avant cela vous devez vous y préparer. Et tel un soufi, assagir votre intellect mécanique du cerveau humain a l'aide de l'utilisation du moteur, faites quelque chose de physique, de long dans le temps, et a raisonnable effort, d'excessivement modérée (pas d?exercice physique épuisant le système nerveux). Plus tard, vous passerez au travail de la raison intelligente (centre emotionnel et intellectuel qui travailleront ensemble).
Comme quoi il n'y a pas de hasard, le travail que je faisais depuis deux ans était extrêmement éprouvant pour moi nerveusement. Pour ce qui est du coté physique je suis un manuel donc ça va. Je dois juste trouver quelque chose de plus calme comme vous le dites.
Régis a écrit:Quelque chose dont Thierry n'a pas parlé dans sa dernière réponse et qui me semble peut-être utile : Se créer des chocs, afin de mieux voir, de mieux sentir, que vous êtes assujetti d'une manière obligatoire, continuelle, à la dualité jouissance-souffrance.
Vous allez également peut-être remarqué de plus en plus que le besoin de jouir, que ce soit dans de la nourriture, dans un digestif, etc., provient de l'organe sexuel (j'ai commencé à remarquer cela dans mon cas, il y a seulement quelques mois).
J'en ai une certaine expérience. J'ai pratiqué plusieurs retraites spirituelles en divers endroits et pendant lesquelles l'abstinence sexuelle était de rigueur, de même que le développement d'un certain détachement vis à vis de la nourriture et des habitudes quotidiennes. J'ai aussi quelques expériences de jeûnes hydriques. Je n'ai pas encore observé le lien entre l'énergie sexuelle et le besoin de jouir dans ses multiples formes mais le phénomène de transfert est beaucoup plus compréhensible de ce point de vue. Il m'est arrivé une fois de me sentir au plus profond de moi complètement détaché du besoin sexuel et d'en éprouver une très grande sérénité.
En fait, actuellement je me sens très conscient de mon assujettissement à la jouissance qui de ce fait devient aussi une source de souffrance. Je me trouve dans la même situation que l'alcoolique invétéré qui sait qu'il est en train de se détruire lorsqu'il boit, et qui déteste boire, mais qui ne peux s?empêcher de le faire parce qu'il a besoin de ressentir les sensations que cela lui procure. D'un coté j'ai besoin de jouir et de l'autre je souffre d'être enfermé dans ce besoin. Là il y a effectivement une analogie directe avec le désir sexuel.
Aussi, comme je l'avais dit dans un précédent message, j'ai retranché tant bien que mal une part de mon désir de jouir afin de m'assurer un mode de vie plus sain, et cela m'a pris plusieurs années d'échecs répétitifs et d'effort entêtés, mais aujourd'hui je ne bois plus du tout d'alcool, je crois que ma dernière exception remonte à plus d'un an, et que j'ai aussi arrêté de fumer. J'ai donc eu tout le loisir de faire face à ma dépendance au plaisir à ce niveau. Aujourd'hui je m'observe plus dans mon besoin de choses très sucrées et salées (la suite logique lol) ainsi que dans mon désir sexuel. Et puis de plus en plus aussi commence à m'apparaître mon incapacité à rester concentré, mon éparpillement, mon esprit qui saute sans cesse du coq à l'âne comme le disais Thierry je crois. Et je sens bien que c'est lié à mon équilibre nerveux.
La Fami/lle/ne Humaine.
de admin (Posté Jeu, 12 Jan 2012 14:48:49 GMT)
Faites un enfant vous serez aimez sans le savoir, ni par qui, ni comment.
Vous tiendrez de lui a l'espoir que cela dure, plutôt qu'en lui rendant ce qu'il vous a donné.
Un jour, il y aura deux endormis l'un devenu adulte, l'autre n?étant rien d'autre.
Deux inconnus qui se persuaderont que pour aimer, il faut faire comme les autres.
C'est a dire, se reproduire par hasard avec l' obligation de vivre ensemble.
Un jour, le nouvel adulte apprenti des hommes, fera comme eux, des enfants.
Un nouvelle entité de vie avec des obligations mutuelles, droits et devoirs, sans réelles partages.
Chaque réunion familiale servira alors, a faire le compte de tous ceux qui sont encore vivants.
Permettant a chaque membre du clan de s'affranchir un temps de la peur d?être seul, au final de la peur de la mort.
Le moment venu chacun trichera avec celle de l'autre, en pleurant derrière le mauvais cercueil.
Il n'y aura de réelle tristesse non pour celui qu'il suivra, mais du sien qui le ramènera a cette réalité effrayante,
celle de n'avoir jamais rien fait pour le remplir d'autre chose que de choses mortels.
Triste homme, inconscient d'avoir donné la vie comme pour prolonger la sienne avec l'espoir pour celui,
a qui il a crée un devoir envers lui même, qu'il le remplisse d?immortalité.
La reproduction est donc un semblant de réunion intéressée entres humains, contre la plus vaste, la plus grande, celle de tout les hommes et femmes sur terre en une seule famille.
Ainsi, nous devons subir la dualité avant de reconquérir l'amour.
"Penser", ce n'est pas être libre
de admin (Posté Dim, 01 Jan 2012 19:05:08 GMT)
(Publié sur Facebook le 12 décembre 2011)
Ici, je parle bien évidemment de la pensée mécanique (répétition, mémoire des mots, apprentissage des mots, le culturel qui ne reste que du domaine du cerveau humain). Celui-ci "pense" en dehors de tout sentir, donc de toute réalité (oubli, étouffement, interdit, refoulement des informations du centre émotionnel).
Le centre intellectuel de l?être, qui est le traducteur du centre émotionnel de l'être (son principal centre), est une situation qui ne redevient possible qu'avec une conscience acquise. C'est ce dernier fonctionnement que l'on devrait appeler véritablement intellectuel.
Ici, je ne faisais donc pas référence à lui (il ne faut donc plus que l'agitation nerveuse par les mots (appelée dans notre société : intellect) submerge le sentir, lui prenne son énergie, mais que le sentir reprenne sa place, et que seulement ses informations sois traduites si besoin).
L'humain inconscient actuel fonctionne donc complétement à l'envers. Il fait de toutes les informations de son sentir un interdit, qu'il s'interdit de traduire, de voir, qu'il apprend donc à refouler au fur et à mesure qu'il grandit sur Terre. Et pour combler ce manque, l'humain "cause nerveusement", c'est-à-dire entre en réaction. A ce stade, causer devient donc une réaction, au lieu du travail du centre intellectuel de l?être, qui aide à traduire le sentir (c'est-à-dire le centre émotionnel).
Le changement n'existe pas
de admin (Posté Dim, 01 Jan 2012 19:04:42 GMT)
(Publié sur Facebook le 27 novembre 2011)
Il s'agit de la compréhension de Dieu que chacun peut faire grandir en lui même. Je ne suis pas dans une perception monothéiste de chercher un Dieu ou de prier un Dieu, je reste dans la perception bouddhisme c'est de faire grandir ce Dieu en nous même. Dans mon essai, je ne parle pas tellement d'une punition mais d'un éloignement du divin, et du retour au divin par la réparation (la prise de conscience de l?énergie gaspillée dans sa fuite.) Il y a justice car dans ses fautes il est permis a l'homme de jouir, et l'homme conscient peut continuer a jouir. Je veux dire (mais ça prendrait un livre) que Dieu ou le Divin (on l'appelle comme on veut ; je dirais la plus grande instance conscience) ne prend pas à l'homme. Il lui retire pour lui donner le pouvoir de conscience, mais une fois cette conscience retrouvée, le divin redonne tout à l'homme, et même bien plus.
Les bouddhistes parlent bien d'autre choses encore, mais la punition ici reste dans une perception terrestre. Je m'adresse déjà à des terrestres, comprenez-le bien. Si je m'adressais à des gens bien plus conscients, je dirais qu'il n'y a pas de perte dans le divin et que chaque chose que l'homme abandonne de lui, il lui est permis de la retrouver grâce à la vie sur Terre notamment, mais que la vie terrestre reste un immense terrain d'essai où l'homme peut se perdre ou se trouver (il garde la liberté de choix), la jouissance étant déjà là à son arrivée comme une carotte mais que le terrien ne peut se satisfaire d'elle. C'est donc un passage en douceur, pas seulement une situation punitive tant que l?homme reste dans le champ, plan divin.
Civilisation et nature
de admin (Posté Dim, 01 Jan 2012 19:04:25 GMT)
(Publié sur Facebook le 24 novembre 2011)
Il y a deux grandes séparations aujourd'hui dans le monde. Le tiers-monde, qui lui est resté proche de la nature, et les civilisations cultivées, qui ne veulent absolument plus de la nature. Et bien voyez-vous, je crois que c'est le tiers monde qui va gagner, et que toutes nos bonnes vieilles civilisations, à l'image de Rome, disparaitront, et que seuls survivront ceux qui sont encore en écho à la nature, qui sauront lire le ciel pour planter leur graine de blé, sentir correctement l'état du ciel prochain pour arroser correctement leur cultures maraîchère afin de se nourrir, etc. Aucun homme trop cultivé ne survivra longtemps à une coupure généralisée d?électricité à très long terme.
Etre ne peut dépendre d'aucune démocratie cultivée (je dirai même que la culture est née d'une aberration intellectuelle, l'intellect trop prédominant) : mais de notre plus grande proximité possible avec ce qui Est autour de nous, et que l'on appelle : La Nature.
Le vouvoiement
de admin (Posté Dim, 01 Jan 2012 19:04:13 GMT)
(Publié sur Facebook le 24 novembre 2011)
Le vouvoiement devrait etre obligatoire, il incarne une noblesse de vivre. En effet, celui qui vous vouvoie ne considere pas qu'il vous connait (car il en faut du temps pour se connaitre ou connaitre l'autre), c'est un signe remarquable de savoir vivre.
Le tutoiement, c'est vraiment prendre l'autre pour soi-même. C'est méprisable pour l'autre comme pour soi. En effet, dire à l'autre : "aimes tu ceci ou cela ?", c'est une question posée avec ce que j'aime ou je n''aime pas ; déjà, selon moi, pure égoïsme.
Tous les hommes et femmes devraient être étrangers à eux meme et aux autres avant de se connaitre véritablement et d'elargir cette capacité d'amour vers l?extérieur. Aujourd'hui, personne ne se connait mais tout le monde depend des autres. Ainsi, ils confondent leur combat interieur avec celui qu'il font aux autres, car ils se prennent pour les autres, etc. Un livre il y aurait à ecrire : le titre : "Le 'tu', fragment d'une culture".
Introduction à l'initiation
de admin (Posté Dim, 01 Jan 2012 19:03:55 GMT)
(Publié sur Facebook le 22 novembre 2011)
"Là-haut" (les mondes spirituels), ils ne vous aideront que si cela sert votre conscience, en dehors de quelques preuves momentanées de leur existence (voyance, etc.). Pour bénéficier de leurs aides dites "spirituelles" (car données sans les mots, en accord avec un certain "état" que vous devrez acquérir, par des informations transmises à votre sentir moins perturbé), il faudra déjà avoir beaucoup appris de vos mensonges et du monde du sommeil (inconscient).
Ce ménage, cette préparation à la compréhension (initiation), est le "signe", que vous donnerez aux mondes cachés, de la naissance/connexion retrouvée, de cette réelle capacité même minime en vous-même à pouvoir enfin recevoir.
Ainsi, votre cheminement ne dépendra plus d?un certain stade de l'apparence de votre être sur Terre fait de chair, mais par votre continuelle capacité d'ouverture préservée, des plans terrestres et extra-terrestres, desquels votre être véritable appartient également.
Ce que vous ferez ou ce que vous manquerez de faire aura donc un impact très fort sur l'ensemble de ces plans (possibilité à la réincarnation).
C'est pourquoi, plus votre conscience augmentera, plus elle sera difficile dans une lecture subtile. C'est-à-dire que vous aurez à confronter obligatoirement en vous les plus petits détails délaissés dans votre quête de perfectionnement à la conscience, avant d?être "autorisé" à gravir la marche suivante.
L'acceptation
de admin (Posté Dim, 01 Jan 2012 19:03:26 GMT)
(Publié sur Facebook le 31 octobre 2011)
L'acceptation ne doit pas rester à un stade jouissif (même aidé par son instinct maternel qui ne sert que la vie sur Terre), donc ancrée seulement dans son masochisme/rôle passif. Elle doit être encore poussée un peu plus loin, c'est-à-dire accomplie en nous-même en conscience (ou en amour, c'est la même chose), afin d'y voir dans son dépassement par l'esprit une nouvelle possibilité d?être.
A cette fin, cet acte deviendra un abandon supplémentaire de ce qui n'est pas nous, de ce qui ne nous appartient pas. Il nous conduira par sa répétition tout au long de son existence vers un seul objectif ; celui d'un dépouillement, afin que nous nous rapprochions petit a petit de notre être véritable sur Terre.
Il n'y a donc rien à créer, ni à faire (travers occidental), mais juste à retrouver ce qui Est de nous par un état intérieur, qui devra ainsi évoluer sur des plans de conscience de plus en plus élevés.
La Phrase du Moment
de admin (Posté Dim, 01 Jan 2012 18:44:01 GMT)
Ça ne me dérange absolument pas que mon prochain (même mes amis) m'habille de merde, car j?entretiens à l?intérieur une précieuse richesse. Esclave de mon passé, j'ai puisé les résultats de mon travail et de mon espérance, grâce à lui, dans l?inépuisable source de la conscience. L'un sans l'autre, cela n'aurait été possible. Alors j'attends, soutenu par une jambe malade et l'autre bien portante comme une bouteille qui se remplit petit à petit, celui qui aura assez de courage pour mesurer qu'il peut se remplir. Mais pour cela, il faudra qu'il ait aimé le boiteux hideux d'apparence, et qu'il ait donc tourné le dos à l'apparence confortable des gens qui n'existent que dans l'ombre réconfortante d'eux même.
Le travail !?, Non!. D'abord le contre travail.
de admin (Posté Ven, 16 Déc 2011 18:11:56 GMT)
Fragments.
On ne commence jamais le travail sur soi directement.
Car tout ce qui c'est fait avant était un travail contre le travail sur soi et son accès, qu'il faudra apprendre a regarder afin de démonter, pièces par pièces, causes après causes, comme un énorme puzzle qui aura prit toute la place de son existence et de sa conscience pour un maximum subjectif.
Après cela, il y aura une véritable raison, l?effroi d'en être la et le réel désir de travailler (sinon pourquoi le faire), c'est la rencontre avec sa nullité.
Des lors, il est du domaine du possible sans risque ou presque de s?arrêter (car cela peut être pire que de n'avoir jamais commencé) de se présenter devant la 1ere marche de la connaissance.
L?incapacité de se connaitre est donc et d'abord, toujours due a de fausses raisons bien évidemment irréelles (croyances, illusion de se connaitre,etc.), en dehors de portée de tout commencement, difficulté, exercice du moment pour commencer le travail.
Les problèmes les plus difficiles a traiter en soi, étant d'abord les faux problèmes.
C'est pourquoi celui qui n'a pas ouvert pleinement toutes la vannes de l'observation a lui-même, ne peut aller, avec un fardeau contre son travail, dans la connaissance objective.
Tout ce qui précède la 1ere marche du travail est le plus difficile a franchir.
Le plus dure c'est de commencer, pas après le plus petit commencement réellement désiré.
La plupart pensent a réveiller ce qu'ils sont en conscience, mais avant, ils devront remettrent en cause afin de se préparer a voir, tout ce qu'ils ne sont pas, très inconsciemment, mais qu'ils croient d'eux même et qu'ils continuent savamment d'entretenir pour que ça dure.
Ce n'est donc pas l'invisible conscient qui est hors de portée, mais le visible inconscient.
Ce dernier "se vide pour remplir l'autre" en quelque sorte.
Je veux dire que tout étant energie, la conscience ou l'inconscience, modifie l?état de l?énergie et son but.
L'une travaillant "contre" (l'inconscient),l'autre travaillant "pour" (conscience).
La 1ere est en quelque sorte, figée, reste une énergie grossière qui n' interpénètre pas (capacité de modifier, communiquer avec différentes vibrations), s'inscrit dans la répétition, l'habitude mécanique, alimentée par les plus basses pulsions (peurs et croyances), raccourcis nerveux, tampons psychologiques, transferts de jouissances...
Elle est maintenue sous influence par la réaction, l'opposition et la division de toutes choses a l?intérieur comme à l?extérieur de l'humain..en finalité elle s'est adaptée a la dualité sur terre.
L'autre étant d'une autre nature.
Elle peut devenir de plus en plus subtile, pénètre les mondes invisibles, et même dans dans une utilisation jouissive, est capable de démultiplier le dialogue avec la jouissance sur une échelle, en ouvrant des "canaux" vers le c?ur.
(émotionnel/moteur, un charpentier, émotionnel/intellectuel, un poète, etc...).
L?état permanent gagné petit à petit, est donc la récupération/pénétration de tous les composants de son être (centres).
Il est de se mettre sous l'influence d'un type de vibrations de vie, qui pénètre et reçoit par l'intelligence, le tout.
Une expérience au cinéma du centre émotionnel
de Régis (Posté Mer, 30 Nov 2011 14:09:49 GMT)
Récemment au cinéma, je me suis souvenu que depuis plusieurs mois, à plusieurs reprises, dès que je regarde des films en anglais, par moment, j?arrive à mieux comprendre les dialogues sans lire les sous-titres français. Et quand j?ai cette meilleure compréhension, c?est comme si les phrases qui sont dites par les personnages étaient ralenties ? alors qu?en réalité, elles ne le sont pas, évidemment.
J?ai l?impression que le temps ralentit, de manière à ce que j?arrive à percevoir, d?une façon décomposée, les paroles, les différentes syllabes des mots anglais. C?est comme si j?entrais, en quelque sorte, dans le film. C?est assez difficile à expliquer. Quand j?arrive à mieux comprendre l?anglais, je ne sais pas s?il s?agit du centre émotionnel. Je trouve que les mots que j?entends sont plus disséqués, plus coupés, ce qui fait que j?ai plus de facilité à les comprendre. Comme si le temps ralentit.
J?ai hésité. La première fois, je me suis dit que c?était peut-être le centre intellectuel, puis ensuite que c'était peut-être plutôt le centre émotionnel.
A certaines moments du film, je me dis : "Tiens, je vais essayer de ne pas regarder les sous-titres en français". Par moment, j?ai du mal à comprendre, et, dans ce cas, il ne se passe rien. Mais il y a d?autres moments où j?arrive à mieux comprendre, et à cet instant précis, c?est comme si le temps ralentissait, ce qui fait que je peux mieux décomposer les syllabes des mots.
Dans une conversation récente qui sera publiée dans quelques jours : http://laconnaissancedureel.com/viewtopic.php?f=4&t=372, Thierry m'a dit qu'il s'agit du centre émotionnel qui marche bien, et arrive à assagir un peu l'intellect. Il m'a semblé utile de créer ce topic, parce que cette expérience personnelle est un exemple très concret du fonctionnement des centres.
Conversation avec Thierry du 28 novembre
de Régis (Posté Mer, 30 Nov 2011 14:09:15 GMT)
Régis : J?avais une question à te poser sur les centres.
Thierry : Oui ?
Régis : J?ai été au cinéma avant-hier. C?était un film en anglais, sous-titrée en français, parce que quand je vais au ciné, c?est toujours en version originale. Avant-hier, je me suis souvenu que depuis plusieurs mois, à plusieurs reprises, dès que je regarde des films en anglais, par moment, j?arrive à mieux comprendre les dialogues sans lire les sous-titres français. Et quand j?ai cette meilleure compréhension, c?est comme si les phrases qui sont dites par les personnages étaient ralenties ? alors qu?en réalité, elles ne le sont pas, évidemment.
J?ai l?impression que le temps ralentit, de manière à ce que j?arrive à percevoir, d?une façon décomposée, les paroles, les différentes syllabes des mots anglais. C?est comme si j?entrais, en quelque sorte, dans le film. C?est assez difficile à expliquer. Quand j?arrive à mieux comprendre l?anglais, je ne sais pas s?il s?agit du centre émotionnel. Je trouve que les mots que j?entends sont plus disséqués, plus coupés, ce qui fait que j?ai plus de facilité à les comprendre. Comme si le temps ralentit.
A certaines moments du film, je me dis : "Tiens, je vais essayer de ne pas regarder les sous-titres en français, pour mieux comprendre l?anglais, vu que je veux aller à l?étranger". Par moment, j?ai du mal à comprendre, et, dans ce cas, il ne se passe rien. Mais il y a d?autres moments où j?arrive à mieux comprendre, et à cet instant précis, c?est comme si le temps ralentissait, ce qui fait que je peux mieux décomposer les syllabes des mots.
Thierry : Ce n?est pas le sous-émotionnel de l?intellect, mais c?est l?émotionnel qui remonte, qui cherche à reprendre sa place. Je ne crois pas que ce soit le centre émotionnel directement qui soit concerné mais que c?est plutôt le sous-émotionnel du centre intellectuel. C?est-à-dire que tu as une charge émotionnel, et elle prend beaucoup d?énergie. C?est certainement au moment où tu enregistres quelques participations, un peu émotionnelles, où tu es plus ancré dedans.
Régis : C?est ce que je te disais, en effet.
Thierry : Et du fait de cela, ton intellect a moins d?énergie, donc il est moins perturbant, et puis au moment où il doit fonctionner, il commence par récupérer un peu d?énergie, et il prend le plein d?énergie du centre émotionnel. Donc il fonctionne un peu avec l?énergie du centre émotionnel. Tu remarqueras que le repos nerveux est conditionné au plus petit début dans ton cas par le centre intellectuel avec un ou ses sous centres.
Thierry : Mais tu t?aperçois que ce n?est plus traduire avec l?intellect, c?est-à-dire que ce n?est plus passer directement de la traduction : "Tu vois, tel mot veut dire ça, et hop, je traduis". Tu commences à sentir que la compréhension de ce que tu vas traduire arrive avant de traduire.
C?est pour ça que ce ralentissement est dû, effectivement, non plus à l?intellect qui dirige l?émotionnel, mais à l?émotionnel qui est traduit par, ou qui dirige, l?intellect. Tu te rends compte que la compréhension, la traduction du film, avant qu?elle ne soit rationalisée par les mots, peut être comprise avant. Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire.
Régis : C?est encore assez flou pour moi, mais ça me parle un petit peu. Mais c?est vrai que j?avais remarqué que je me sens plus rentré dans le film. Ça, je t?en avais déjà parlé l?année dernière, quand il m?était arrivé la même chose en regardant La Poursuite Impitoyable au ciné.
Thierry : C?est ce que tu recherches.
Régis : Mais émotionnellement.
Thierry : Oui, c?est pour calmer ton intellect, ça. C?est comme ce que je t?avais dit au sujet des exercices que Gurdjieff faisait faire à ses élèves. Dans les exercices d?épuisement, c?est un peu la même chose. Toi, si tu veux, tu ne le fais pas comme un soufi ; on pourrait dire que tu le fais tel un moine. Tu absorbes des messages dans le film, plutôt émotionnels, avec des sensations d?un personnage du film, pour justement ? à un niveau vibratoire, on peut dire ça ? laisser un peu de résurgence chez toi émotionnelle.
Régis : Oui.
Thierry : A ce moment-là, les accumulateurs de ton centre intellectuel puis celui du centre émotionnel commencent à se remplir, et ton intellect, qui occupe toujours toute l?énergie, est un peu diminué. Avant qu?il ne reprenne la main, ton émotionnel a l?information avant que le centre intellectuel qui seul l?aurait seulement raisonné. A la rigueur, il te prend un peu les informations émotionnelles, mais le message a été compris par le centre, déjà. Il n?y a plus qu?à le décrire en mots.
Ça commence à être un tout petit début, bien que chaque centre doive fonctionner avec sa propre énergie. Dans ce cas-là, ça commence effectivement à être un émotionnel traduit, comme on devrait fonctionner normalement, et non plus un intellect qui rationalise et qui empêche la traduction ? ce qui fait qu?on en reste à peine aux impressions ; et encore, les hommes qui ont les impressions sont déjà rares !
Si tu veux, quand l?intellect rationalise, ou prend la main sur, le centre émotionnel. Chez toi, c?est donc ce qui se passe. Tu te rends compte que quand ton centre émotionnel récupère de l?énergie, ce que tu sais, ou ce que tu penses, c?est avec une certaine sensation ; une subtilité, une rapidité. C?est vrai que c?est assez formidable de se rendre compte que le centre émotionnel comprend avant même que tu traduises.
Régis : Ce serait intéressant que j?ouvre un sujet là-dessus, non ? Que j?intitulerai "centre intellectuel" ou "centre émotionnel".
Thierry : Oui, tu fais comme tu le sens, tu écris ce que tu sens. Tu le définis comme tu le sens, quitte à te tromper ou pas.
Régis : Mais avec la conversation qu?on a maintenant, ce serait bien.
Thierry : Mets ton expérience sans la conversation qu?on a eu maintenant, et puis je te répondrai, parce qu?entre notre discussion et ce que je vais ressentir après, il va se passer des tas de choses. Mon émotionnel à moi travaille tout le temps.
Régis : Parce que cette expérience au ciné, c?est un exemple concret. Ça permet de comprendre d?une manière plus concrète.
Thierry : Mets bien ton expérience, la façon dont ça se passe, sans mettre des mots compliqués, sans vouloir en rajouter intellectuellement.
Encore une fois, j?ai la sensation que tu as l?expérience du centre intellectuel qui a presque toute sa propre énergie pour fonctionner avec ses sous-centres. Cette récupération d?énergie est le conditionnement d?être au cinéma, tranquille, isolé, et donc tes problèmes au contact des autres sont moins stimulés.
Régis : Et bien pour l?essentiel, j?avais ressenti un ralentissement du temps. C?est ça, en fait, qui m?a amené à te poser la question. Je me suis rendu compte que c?était quelque chose d?anormal, au sens de pas humain.
Thierry : Oui dans ce cas ton centre intellectuel se mettait en rapport avec un sentir inconnu jusqu?alors. Je crois plutôt que ton système nerveux a réagi à un centre intellectuel qui n?a pas pu aller plus loin avec le centre émotionnel. Car en vérité, je te le dis, cette lenteur n?est pas du ressort émotionnel, car ce centre est toujours d?une fulgurante objectivité.
Si tu veux, le temps, il n?est pas perçu parce qu?il existe. Le temps n?existe pas. Mais le temps est perçu par la plupart des gens, qui sont sourds à l?émotionnel, qui sont même des moteur, mais ce sont surtout des moteur-intellectuel. Enfin, aujourd?hui, car avant, c?étaient plutôt des moteur-émotionnel. Aujourd?hui, avec les fins de culture, c?est l?intellect qui prime, aussi.
Il faut bien comprendre que l?intellectuel (pas le centre intellectuel mais l?utilisation de son cerveau, impulsion électrique) fait le temps. C?est-à-dire qu?il donne une réponse immédiate de choses qui sont répétées ; des choses qui ne sont pas difficiles à chercher. Si tu veux, c?est de l?immédiateté dans le sens où il est défini, déjà.
Les gens, quand ils fonctionnent dans la vie de tous les jours, ont accès rapidement à des définitions. Ils voient une auto, ils pensent auto, tu vois. Alors que c?est un tort. Ils devraient sentir l?auto, ils auraient un tas d?informations. Ils ne penseraient pas auto mais ils seraient capables de dire exactement ce qui se passe, avant même que cette auto n?arrive : pourquoi elle est là, qu?est-ce qu?il va se passer avant qu?elle tourne à droite, etc.
Avec le cerveau appelé abusivement intellect, c?est une simplicité mécanique, parce qu?il n?y a rien dans la vie d?un homme ordinaire inconscient, qui puisse être compris avant d?être décrit. Il y a tout pour lui qui doit être décrit avant d?être compris. C?est ça, la tare des gens inconscients. C?est donc une rapidité, une facilité de se débrouiller de toutes situations, puisque les mots sont devenus une arme : on peut parler sans être compris, ça marche quand même, on peut parler en étant un peu compris, ça marche aussi ; et on peut se justifier en parlant, et ça marche aussi ? alors qu?on n?aura rien justifié, ni rien compris.
Cette facilité, comme ça, à se positionner dans les mots, et dans la définition des mots, et de ce que l?on pense, et de ce que l?on veut montrer, et de ce que l?autre pense, c?est tellement facile, si tu veux. Ça paraît tellement simple, parce que ça demande aux gens des apparences, avec des mots qui vont dessus. Ça ne demande pas de la sincérité, ni de vie intérieure. Ça permet aussi d?être sur une défensive, en appartenant à un groupe de mots, de gens qui parlent d?un groupe de choses.
Pour revenir au temps, c?est à ce niveau-là, dans l?intellect perturbé, qu?il est, en plus, un facteur du fait que les gens, plus ils causent et plus le temps passe vite. Et moins ils causent, plus le temps passe lentement, et plus ils se font chier, ou moins ils pensent. Le temps, dans ce monde civilisé, est donc perçu essentiellement par l?agitation intellectuelle.
Par exemple, quelqu?un qui va penser qu?il va être en retard va se mettre à rouler plus vite, tu vois. Alors que quelqu?un qui va sentir qu?il va arriver en retard, c?est-à-dire qui aura le centre émotionnel moins perturbé, il va commencer à dire : "Attends, je sens comment je suis quand je suis pressé. Je risque d?avoir un accident, à tel moment il y aura un feu, il faut que je fasse gaffe". Si il est en chemin, il s?ouvrira ç son émotionnel qui lui donnera des informations, solutions beaucoup plus pertinentes, appelées "mystiques", pour gérer son petit problème humain. Tu vois la différence ?
C?est ma pratique personnel, car je trouvé mes centres. Et je sais que quand on se rendort, on ne fait plus face à l?intelligence. J?ai toujours pris l?habitude d?aller dans les problèmes de ma vie au quotidien, vers ce qui peut apparaitre un contre-sens, c?est-à-dire l?origine de son état d?où découle le problème. Je ne sais pas si tu me comprends.
Régis : Oui.
Thierry : Le gars qui pense, il va rouler encore plus vite. Et pour le gars qui sent, tout va s?arrêter. C?est-à-dire que grâce à son émotionnel, son agitation, sa peur d?arriver en retard, vont s?arrêter immédiatement. Comme tu l?as dit tout à l?heure, il n?y aura plus de temps. Il y a quelque chose qui va se poser, tu vois. Il échappera au temps, parce que quand tu traduis ton centre émotionnel, tu échappes au temps.
Régis : En fait, je crois que c?est ça que j?ai senti. Moi je l?avais perçu comme un ralentissement du temps. Mais en fait, c?est que le temps n?existe plus.
Thierry : Exactement. Tu commenceras réellement à percevoir que le temps et l?espace, c?est la même chose.
Régis : Ca, je ne l?ai pas vu.
Thierry : Parce que quand tu es émotionnel, tu t?aperçois que c?est ta compréhension de quelque chose à l?autre bout du monde qui fait que tu connais bien ce monde avant même d?y être allé. C?est pour ça que le temps et l?espace sont la même chose. La conscience, sur un plan, te fait visiter ce plan. Il n?y a donc pas de temps tel qu?on le définit sur Terre.
On a donné du temps sur Terre parce qu?on a rationalisé après notre modèle économique, etc. Il a bien fallu donner des heures à des gens, surtout pour les habituer à faire des heures, pour en faire plus ou moins. On a bien été obligé de rationaliser, puisque dès le moment où on a été en surnombre, il a fallu qu?on rationalise les ressources, et qu?on rationalise les moyens de les mettre de côté et de les créer, après.
La surpopulation a donc foutu la merde. Les gens se sont rapprochés les uns des autres, ils ont commencé à rationaliser, à se dire : "Bon, dans combien de temps je vais rencontrer quelqu?un si je sors de chez moi ?", puisqu?ils ont tellement eu peur de l?autre que voilà, ils se sont mis à penser qu?ils allaient rencontrer quelqu?un, et pour ne pas penser qu?ils allaient rencontrer quelqu?un, et bien ils pensent à mettre la télé à la place.
Tu vois, on est rentré, peu à peu, dans une protection de la pensée, en oubliant ses peurs avec la pensée, puis en comblant ses moments où on devrait être avec soi-même, où il n?y a rien qui se passe, en pensant. Ça, tu peux enregistrer.
Régis : Et ce que tu as dit sur l?identité entre le temps et l?espace, est-ce que ce n?est pas ce que je ressens quand je regarde parfois des films en anglais ? La plupart du temps, ce sont des films américains, et il m?est déjà arrivé qu?au moment où je me sens plus émotionnel, où je me sens plus impliqué dans le film, effectivement, je comprends mieux les États-Unis.
Thierry : Cela nourrit encore tes manques ou besoin. Cette chaleur de la poitrine est un déblocage d?énergie, mais elle me semble rester très localisée. Elle ne redevient pas encore subtile et la source de tes centres de ton être.
Régis : Alors que c?est une connaissance intuitive, qui n?est pas culturelle. J?ai l?impression d?être aux États-Unis.
Thierry : Exactement. Tu t?aperçois que ce que tu comprends tel jour à telle heure, ça peut être quelque chose que tu as vu il y a six mois en arrière. Ton émotionnel est posé, donc hop, tu te dis : "Tiens, ce que j?ai senti et que je n?ai pas traduit il y a trois mois, maintenant je le comprends bien".
Régis : J?avais l?impression d?être dans le film.
Thierry : Tu te rends compte à ce moment-là que le temps n?existe pas. Tu peux aussi, d?un seul coup, grâce à ton centre émotionnel, avoir une information qui va se passer dans vingt ans ; tu vas l?avoir aujourd?hui, comme si tu y seras. Tu t?aperçois à ce moment-là que le temps n?existe pas.
Au contraire, le temps n?existant pas, d?abord on ne craint plus la mort. Déjà, c?est énorme. Ou on la craint beaucoup moins, parce que tu vas sentir l?existence. Et tu t?aperçois que l?existence est beaucoup plus longue. Parce que nous, on est toujours en train de courir après pour essayer d?en avoir plus, alors qu?en faisant comme ça, elle est plus rapide dans notre perception.
En vérité, l?homme a vingt fois plus de temps de dire des conneries, alors qu?il se dépêche de les dire. Mais s?il était lui-même, il se dirait : "J?ai un temps fou devant moi".
Régis : Est-ce que c?est la sensation de permanence, ça ?
Thierry : Oui, c?est ça. Et la prédominance du centre intellectuel fait que les gens ont une perception du temps suivant la vitesse à laquelle ils pensent, et non pas à la vitesse où leur compréhension les conduirait. Parce que de toute façon, leur compréhension les conduirait à voir qu?ils ne se donnent pas le temps.
Tu vois bien que chez les gens qui sont un peu plus posés, un peu plus eux-mêmes, je ne dirais pas qu?ils sont ailleurs, mais ils ne sont pas en train de se dire : "Vite, il faut que je fasse ceci, cela?". Ils ne sont pas sans arrêt en train de courir après quelque chose.
Régis : Du coup, d?un point de vue extérieur, moi j?ai remarqué que parfois, quand je te juge, j?ai comme l?impression que tu es dans la lune, alors qu?en fait, tu ne l?es pas. C?est juste que tu es en paix.
Thierry : Exactement.
Régis : Avec Bernard aussi, je l?avais senti un peu. J?avais l?impression qu?il était dans la lune. C?est surprenant. On croit que ce sont des gens fous, en fait.
Thierry : Oui, exactement.
Régis : D?un point de vue humain.
Thierry : Je te remercie
)
Régis : Mais c?est un compliment.
Thierry : Tu as tout à fait raison. C?est parce que, si tu veux, les gens qui vont avoir cette apparence, ils ont tous ce jugement. Quelqu?un qui ne parle pas, quelqu?un qui n?a pas les stimuli vis-à-vis des choses qui se passent autour de lui, il est forcément à l?opposé de l?homme d?aujourd?hui. Mais les gens ne se disent pas : "Tiens, pourquoi il est à l?opposé ?". Non, ils commencent par dire : "Il est différent, donc on en a peur, donc il est fou".
Régis : Parce que ce n?est pas logique pour les gens humains.
Thierry : On ne comprend pas (intellectuellement, je veux dire), donc il est fou. Mais surtout, il est très dangereux, puisqu?il n?aura pas les stimulations qu?on voudra lui donner, avec tels mots.
Régis : Il ne sera pas influençable, effectivement.
Thierry : Ca m?arrive de m?endormir, parce que c?est normal, pour différentes raisons ? je ferais un livre à t?expliquer. Mais un homme conscient, c?est aussi dangereux pour ça.
Régis : On ne peut pas le manipuler.
Thierry : Parce que tu te rends compte que tu n?as pas de levier dessus.
Régis : Tu n?as pas d?accroches.
Thierry : Tu n?en as absolument aucun. Comme je parlais avec M. la dernière fois : "Thierry, quand tu me parles de ton enseignement, on a l?impression que c?est quelqu?un d?autre". Eh oui. Elle ne se rend pas compte qu?en disant ça, elle continue de juger l?autre en ayant des regrets parce qu?elle s?aperçoit que ce n?est pas tout à fait lui, mais qu?elle n?a pas le courage de le voir. Pourtant, le message émotionnel de M. au départ est juste, mais son regret le pille et se l?approprie.
Elle a raison dans ce que son sentir lui dit. Mais ça ne lui suffit pas à voir, à prendre conscience. Pour voir ça, c?est qu?elle a encore un côté de ce qu?elle doit sentir et puis surtout qu?elle a eu un jugement et qu?elle ne veut pas s?en occuper.
Au sujet de la participation au vivant, ce que j?ai écrit sur Facebook, je l?ai mis aussi sur le forum. C?était à peu près le même titre qu?un autre que j?avais donné : "Le changement n?existe pas". C?était une réponse par rapport à quelqu?un qui parlait de changement, enfin bref, c?était agaçant.
Régis : Le développement personnel n?existe pas. C?était ça, le titre.
Thierry : Je parlais effectivement du développement qui n?existe pas. C?était pour marquer aussi les esprits, pour accrocher les gens qui pensent qu?ils ont à développer quelque chose alors qu?ils doivent se sous-développer.
Régis : Je comprends bien. Il faut qu?ils retirent des choses.
Thierry : J?avais déjà fait un post sur le changement qui n?existe pas, mais là, je suis entré dans les détails. J?ai mis : "Le changement n?existe pas. De l?humain sur Terre aux conditions du vivant", en expliquant un peu plus la façon dont l?homme perçoit l?existence, et puis après, grâce à ses sens, la façon qu?il a à s?illusionner sur plein de choses. Et puis après, j?avais continué un peu sur le fait que, dans cette condition, un homme qui irait jusqu?à sa transformation, justement, par rapport à toutes ces choses-là.
J?en ai fait un petit condensé pour M., qui est plutôt toujours en réaction, parce qu?elle a une peur effrayante d?être soumise, alors qu?elle l?est sans le voir ? surtout aux hommes. Et elle m?a dit : "C?est un bel essai". Donc bon, ça l?a quand même pas mal touchée. C?est la sagesse, tu vois.
Les gens parlent d?hommes sages, mais ils ne savent pas ce que c?est, un homme sage. Un homme sage n?est pas quelqu?un de conscient. C?est quelqu?un qui est dans l?acceptation.
Régis : Tu m?en avais déjà parlé, oui, l?année dernière, quand on avait prévu d?aller voir un sage du côté de Morzine, et que finalement nous n?avions pas été.
Thierry : Oui ? On s?assagit, parce que, comme je te l?avais dit, on a moins de besoins, et on a moins de manques et besoins.
Régis : Il y a aussi l?organe de la reproduction, quand on devient vieux, tu n?y es plus assujetti, non ?
Thierry : La reproduction agira toujours, mais elle est moins mécanique. Elle est moins prise par la mécanique. Alors après, on peut planter des fleurs, ou peindre ses volets à la place. Voilà. Ou traiter les jeunes de cons, avec l?énergie. Mais on arrive quand même dans une acceptation des conditions de vie sur Terre. Quand quelqu?un accepte ça, forcément il est comme un peu sur la voie de ce qu?il aurait déjà du faire avant, c?est-à- dire remettre en cause tout ce dont il est fait. Il n?a pas tellement le courage de remettre en cause, mais il n?y tient plus, ou il y tient moins. Ça ne suffit pas à en faire un homme conscient, mais ça en fait un homme sage.
Il faut aller plus loin, sinon, pour devenir conscient. Mais la conscience est très très déstabilisante. C?est pour ça que les autres ne peuvent pas suivre.
Régis : Pour revenir à l?idée de folie dont je te parlais tout à l?heure, je pense qu?un homme conscient a l?air fou du point de vue des hommes ordinaires parce qu?il a confiance en l?avenir. Il n?a jamais peur, en fait.
Thierry : Complètement, oui.
Régis : Alors que parfois il peut être dans des situations difficiles, financièrement, par exemple, et malgré tout, là, tu ne fais pas attention à ta facture de téléphone, par exemple. L?homme conscient n?a peur de rien, il ne craint pas de manquer de quelque chose dans l?avenir. C?est ça qui donne cette impression de folie, parce que les inconscients ont toujours peur de manquer.
Thierry : Exactement. Ils ont toujours peur de manquer, c?est vrai. Mais dans ma situation, moi qui suis un cas très personnel, quand j?ai peur d?une facture, ce n?est pas tellement de ma facture ; c?est surtout d?être en contact avec des autres à cause de ce manque d?argent. Ce sont donc surtout mes mémoires de mon passé. Et tout ce qu?il y a chez moi comme gêne, c?est à cause de mes mémoires ; ce n?est pas à cause de mes jugements.
Ce qui doit être mon chemin doit être encore une amélioration dans la profondeur émotionnelle, donc une amélioration de la véritable place que doit prendre mon centre émotionnel, qui va aller encore plus loin ? et puis après, pour pas qu?il n?y ait des risques d?accident ou d?arrêt?
Des fois, M. me dit : "Oui, mais alors toi qui es conscient, pourquoi tu as tels mémoires ?". Si je parle de mémoires, ce n?est pas pour rien, ce n?est pas parce que tu es conscient qu?elles partent. Mais toutes ces mémoires, je disais, conduisent à une tentative de remplacement de ses accrochages à la mémoire par une présence, et par une vie émotionnelle.
A chaque fois que tu as une souffrance, moi je redeviens plutôt émotionnel. Mes souffrances me poussent donc davantage vers l?émotionnel. Et avec l?émotionnel, tu peux après travailler sur les centres, et sur les autres centres. Et je vais te dire l?émotionnel m?a toujours renseigné sur les mémoires, en me montrant l?implication de mes réincarnations passées, et qu?elles devaient être "tant que?" (je garderai le reste pour moi). Tandis qu?avec le moteur, tu ne peux pas. Avec l?intellect tout seul, tu ne peux pas. L?émotionnel, lui, est tellement énorme, embrasse l?être, qu?il te parlera même de l?intellect et du moteur avant même que tu ne les ais trouvés.
Régis : C?est pour ça qu?on trouve le centre émotionnel en premier.
Thierry : Moi je suis un cas particulier, parce que, étant jeune, j?étais très moteur. Bon, j?ai toujours été émotionnel, parce que je n?ai jamais pu grandir : les habits n?étaient pas à nous, les mots qu?on devait dire, on ne devait pas en parler aux gens, on n?avait pas de vie sociale.
Comme je disais, les gens parlent de sociabilité, mais la sociabilité, ça consiste à être comme tout le monde, avec les sentiments des autres, et avec les mots de chacun. Et bien je n?avais pas cette vie sociale. Par exemple, quand j?allais à l?école, quand on prenait le bus, j?avais tellement peur le soir quand j?allais revenir que soit je faisais le con pour dépasser cette peur et pour en profiter pour m?amuser, soit je pleurais presque, parce que j?allais être battu en rentrant. Voilà. Et puis je n?allais pas rentrer au chaud, etc. Je profitais donc de l?école, ça m?a poussé à rester émotionnel.
Mais après, comme quand on allait bosser, où il fallait bosser vite car ils étaient exigeants et qu?on n?avait pas beaucoup de force, il fallait rameuter le moteur, dans toute sa subtilité pour ne pas mourir de fatigue, ou prendre un coup parce que "ça n?allait pas assez vite". Voilà, ça sert aussi à ça, l?émotionnel-moteur.
Ce qui m?a manqué après, c?est le centre intellectuel, oui. La perception du centre intellectuel est venue beaucoup plus tard. Je dois dire que j?ai toujours eu grand mal a la raison et au raisonnement. A partir de huit/neuf ans, j?avais refoulé pas mal ce qui m?arrivait. Je ne l?avais pas rationalisé, tu vois. C?est pour ça qu?aujourd?hui, j?ai encore du mal à rationaliser ce que je sens. Les autres se disent : "Merde, mais qu?est-ce qu?il raconte ?". Déjà qu?ils ne comprennent pas, mais en plus, j?ai du mal à mettre les mots.
On peut comprendre ce qu?on va traduire, sans les mots. Mais alors les mots, une fois qu?ils arrivent, et qu?on n?a pas été beaucoup à l?école (j?y suis allé jusqu?en troisième, mais je n?ai jamais pu suivre ; c?est comme si je n?y étais jamais allé), on les met en sens inverse. On parle un peu comme un extra-terrestre.
C?est pour ça qu?il y a une amélioration, depuis deux/trois ans, dont tu m?avais parlé. Effectivement. Pour moi, ce n?est pas une amélioration qui compte beaucoup, mais c?est une amélioration qui permet de bien intellectualiser les messages du centre émotionnel.
Régis : Dans l?expression verbale et écrite de ce que tu sens, oui.
Thierry : C?est une amélioration du travail du centre émotionnel avec l?intellect, ou plutôt une amélioration de ce dernier, le processus de la raison : fonctionnement des centres émotionnel et intellectuel ensemble, est la partie la plus visible sur Terre. C?est donc difficile de te dire s?il faut commencer par le moteur, ou est-ce qu?il faut commencer par l?émotionnel. C?est difficile de le dire parce que moi j?ai été obligé de rester émotionnel et de très vite m?appuyer sur le moteur. J?avais déjà deux centres qui étaient déjà bien mobilisés.
Régis : Je disais qu?on trouve le centre émotionnel en premier, parce que je vois mal comment je pourrai trouver mon centre moteur ou intellectuel si je n?ai pas d?abord découvert mon émotionnel.
Thierry : Et bien si. C?est vrai que si je te dis comment chez moi ça s?est fait, j?ai trouvé mes centres, c?est vrai, à partir de la prise de conscience du centre émotionnel. Quand j?ai trouvé le centre émotionnel, j?ai trouvé après les autres centres. Bon, ça c?était mon cas. Mais il y a un moteur qui peut ne pas être beaucoup perturbé et dont on ne peut pas avoir une conscience en dehors de celle du centre moteur. On ne le rationalise pas. (On le trouve dans la reconnaissance de la subtilité "de faire".)
On a une conscience du centre moteur avec seulement une conscience réduite au centre. Donc on a une sensation, c?est qu?elle est là, mais on ne sait pas que c?est le centre moteur. Ce n?est pas une conscience élargie, ce n?est pas une conscience simultanée sur deux ou trois centres. C?est une conscience sur un seul. Ça peut donc être aussi comme ça.
Maintenant, je vais te le dire, dans cette situation-là où on a la conscience par un seul centre, c?est forcément un travail sur une seule chambre. Je pense que dans ton cas, ce sera une reconnaissance petit à petit, à partir du centre émotionnel. Ca ne pourra pas être une reconnaissance moteur, par le moteur comme ça. Je ne le crois pas. Ce n?est pas possible parce que, crois-en mon expérience, il a fallu pendant dix ans qu?on soit vraiment dans un bon moteur ; jusqu?à l?âge de quatorze ans c?était comme ça, et je ne l?ai reconnu qu?à dix-neuf ans, cinq ans après.
Donc tu vois, dix ans d?un exercice de yogi, pratiquement, et ce n?est que cinq ans après qu?on trouve le centre moteur. Mais quand mon sentir m?a dit : "C?est lui", bon, je l?avais déjà rencontré. Après, le centre intellectuel a été beaucoup plus difficile à trouver. Ça s?est passé beaucoup plus de temps après.
Chez moi, pour trouver le centre intellectuel, ça a beaucoup été aidé par le fait que j?ai été confronté aux autres, intellectuellement. C?est-à-dire que j?ai toujours souffert de ne pas être à leur niveau avec les mots ou avec leur niveau d?étude, et je me suis toujours défendu en rameutant l?émotionnel.
A force de prendre le restant d?énergie que j?aurais pu mettre dans l?intellect, alors qu?il était moins perturbé que l?autre, l?émotionnel a commencé à toujours garder la main-mise dessus. Quand il a fait des écarts, je me suis rendu compte que je ne pourrai, même intellectuellement, pas encore envisager de l?utiliser. J?avais des problèmes de mémoire.
J?ai donc toujours été tenu en laisse par l?émotionnel. Pour moi, s?il n?y avait pas eu d?émotionnel, il n?y aurait pas eu de vie, quoi. Mon émotionnel a été trouvé aussi assez rapidement, à vingt ou vingt-et-un ans. C?est très rapide.
Régis : Tu m?avais parlé un jour de mon centre intellectuel, une fois où j?avais donné un cours à la fac, et cet après-midi là, c?était ma première journée de cours du second semestre, il y a deux ans, presque. J?étais un peu stressé, et je n?utilisais pas de mots superflus. J?allais à l?essentiel, j?utilisais, je trouvais, les bons mots tout de suite. J?arrivais à expliquer des choses en peu de mots mais de manière efficace.
Thierry : Tu arrivais à le faire quand tu étais dans une position, physique ? Tu pouvais te déplacer, te mouvoir, tout en ayant cette même sensation, ou pas ?
Régis : Je me souviens que j?avais des gestes aussi plus nets.
Thierry : Ah oui, c?est ça.
Régis : J?étais moins dispersé au niveau du moteur. Je faisais moins de gestes inutiles. Mais aussi, au niveau verbal, je prononçais moins de mots inutiles ; les phrases étaient simples, plus claires. Tu m?avais dit que c?était l?intellect.
Thierry : Il y a du moteur aussi dedans.
Régis : C?était il y a plus d?un an et demi.
Thierry : Je pense qu?il y a des moments où avant de faire tes cours, tu souffrais beaucoup de les faire ? même sans te le dire. Et tu te réfugiais dans cette excitation assez émotionnelle.
Régis : C?était un choc, oui. C?était produit par le choc de la rentrée du second semestre.
Thierry : Voilà. L?émotionnel, dès que tu l?accrochais, très inconsciemment, tu le laissais encore à portée. Donc à ce moment-là, forcément, ça récupère tout ce que tu dois intellectuellement intégrer, et tu en fais quelque chose de totalement différent. Oui, les exercices de rappel de soi sont aussi utiles pour ça. Quelques chocs aussi.
Régis : En l?occurrence, c?était un choc, oui.
Thierry : C?est très bien. C?est ce qu?il faut. Après, à partir de quel moment tu vas trouver, comme disait Gurdjieff, le trait commun ? Il n?y a qu?une seule façon de se diriger vers le travail, après, une fois qu?on trouve son centre, qu?on trouve quelque chose d?essentiel (généralement, c?est son centre émotionnel), le trait commun, ça ne peut pas être grand-chose d?autre. C?est une allégeance à cette sensation, et à l?approfondissement de cette sensation pour la poursuite de son travail.
Une fois que tu as cette allégeance à cette sensation, tu vas toujours te mettre dessus (par la mémoire du centre émotionnel), même quand ça n?ira pas, même quand tu auras oublié ton centre émotionnel, que tu l?auras perdu de vue, tu sauras très bien où il faut retourner pour reprendre le travail. Donc là ce sera intéressant, parce que tu auras déjà une caractéristique de l?homme numéro quatre. Je ne dis pas que tu seras homme numéro quatre, je n?ai pas dit ça. Je dis que tu auras une de ses caractéristiques.
Régis : J?aurai un doigt dans l?homme numéro quatre.
Thierry : Voilà, tu auras le trait commun. Mais le trait commun, tu peux l?avoir en décidant ? tu as encore le libre-arbitre ? de ne pas l?utiliser. C?est pareil. Si tu rencontres quelque chose en toi qui te permet de comprendre les choses, en dehors de toutes situations, en dehors de toutes réflexions, vraiment, la compréhension, même si tu n?es pas bien, ce serait à n?importe quelle heure du matin ou de la nuit, ou que tu sois dans une de tes peurs ou pas, dans les pires conditions, si tu rencontres quelque chose qui te rappelle le goût de la compréhension, tu peux encore décider de ne pas l?utiliser.
Les hommes s?imaginent qu?ils font du bien parce que les autres leur renvoient que c?est bien ce qu?ils font, mais ils ne savent toujours pas si ce qu?ils font est bien. Et tu ne seras pas étonné que quand il y a des hommes qui ont la possibilité de voir qu?ils font du bien, ils ne veulent pas continuer à en faire. Avec les autres, c?est comme avec eux-mêmes, c?est pareil. Si par accident ils trouvent leur centre émotionnel, tu ne peux pas le trouver si tu n?es pas conduit à des multiples abandons, de toute façon ; même pendant que tu prends le chemin pour le faire : il faudra que tu dégages des réactions pour y aller parce que tu sens que tu t?y approches.
Pour moi, ça s?est passé comme ça. C?est quelque chose de très concret, je t?en ai déjà parlé. Et bien ce sont de multiples abandons, et des sur-efforts à faire sur soi. Au moment où ils vont trouver le centre émotionnel, paf, il y a une réaction qui arrive, un esprit autour de nous qui nous gêne, et puis hop, qui nous conduit à autre chose.
Une fois qu?on échappe à tout ça, qu?on a appris à sauter les barrières, et bien on trouve le centre. Alors il faut recommencer, parce qu?on le perturbe encore, et puis le chemin, on a tendance à s?accrocher sur certaines de ses pierres encore. La fois dernière, quand on a fait le chemin, c?était une autre pierre, là c?est une pierre qui est un peu plus loin, là c?est une pierre qui est un peu plus petite, etc. Avant même d?être dans le centre émotionnel très rapidement, tu peux encore refuser de t?emmerder à faire le chemin. Tu peux t?arrêter là.
Je ne crois pas qu?en apportant quelque chose de bon à l?homme, ça le rend bon. Pas du tout. Si l?homme ne découvre pas qu?il a la possibilité d?être bon en lui-même, il ne pourra pas faire le chemin. Dans notre société, on a tendance à dire : "Ah ben oui, il suffit de le mettre dans telles conditions sociales pour qu?il soit bon". Ça n?a absolument rien à voir.
Régis : Ce sont les valeurs socialistes, ça.
Thierry : Comme si l?homme avait la capacité de prendre ce qu?on lui donnait. Les gens qui travaillent dans des associations bénévoles, ils ne se rendent pas compte à quel point ils donnent à des gens qui pensent à autre chose. Tu donnes quelque chose à quelqu?un qui a faim, la personne qui vient te voir parce qu?elle a faim, souffre de la faim ; elle ne demande pas qu?on lui donne quelque chose. Je ne sais même pas si elle a conscience de ce que tu lui donnes.
Donner quelque chose à quelqu?un, quand on est entouré de gens qui jugent que c?est bien de donner, c?est fou ce qu?on donne. Si ces gens-là leur disaient : "Bon, vous donnez, mais alors personne ne voit. Il faut vous lever à deux heures du matin, aller dans telle ruelle sombre puis attendre que quelqu?un aille vous chercher", il dirait : "Ça va pas, non ?". Il trouverait un prétexte : "Je ne peux pas, parce que j?ai ma fille à emmener à l?école".
Les gens ne donnent, effectivement, que parce qu?ils sont entourés d?illusions, c?est-à-dire qu?ils sont entourés de gens qui leur renvoient leurs illusions : "Moi je donne, et vous vous donnez". On donne tous mieux ensemble. S?ils s?apercevaient qu?ils donnaient parce qu?ils en ont conscience, ils s?apercevraient que personne ne reçoit. Il faut mourir de faim pour commencer à recevoir quelque chose. Et encore, la plupart du temps, c?est insuffisant. Ils ne veulent pas être un jour à la place de la personne qui ne veut pas recevoir, qui ne peut pas recevoir. Ils ne veulent pas le voir. Alors c?est pour ça qu?ils se mettent à donner.
Régis : Ca ne vient pas du c?ur, oui.
Thierry : Ils sentent très bien confusément qu?ils ne donnent pas parce qu?ils donnent et puis que les autres en face ne reçoivent pas parce qu?ils reçoivent. Ils le savent très bien. C?est eux qui sont fous. A partir de là, ils ne disent pas : "Pourquoi, quand je donne, j?ai besoin de donner ?". Ça leur fait du bien d?être jugé comme ça. Après, ils donnent pendant des années. Ils appartiennent à quelque chose, à une nouvelle illusion. Ils n?appartiennent toujours pas à eux-mêmes.
Donner, ce n?est pas donner à tout le monde. Donner, c?est ne donner qu?aux gens qui peuvent recevoir. Les véritables maîtres ne donnent qu?aux gens qui peuvent recevoir. A ce moment-là, les gens disent : "Tiens, cet individu-là, il traite tout le monde de cons ; il n?aime personne", parce que quand quelqu?un ne peut pas recevoir, on ne lui donne rien.
Régis : C?est pour ça que tu disais qu?aimer, c?est perdre. Ou alors c?est une phrase de Bernard, je ne sais plus.
Thierry : Donner, c?est perdre, oui, forcément.
Régis : Aimer, mais de toute façon, aimer, c?est donner.
Thierry : Exactement, aimer, c?est perdre. C?est normal. Avec les gens ordinaires, on perd toujours. Et ce que je voulais te dire, c?est que les gens qui enseignent, et bien ils ne sont pas aimés, parce que la plupart des personnes autour d?eux ne peuvent pas recevoir. Donc, qu?est-ce que fait un homme conscient qui est en face de quelqu?un qui ne peut pas recevoir ? Qu?est-ce qu?il fait ? Et bien il ne le voit même pas.
Après, on dira : "Oui, mais Gurdjieff disait que tout est mécanique. Il n?aimait pas les gens", etc. Et bien non, ils n?aimaient pas les gens.
Régis : En même temps, ça doit le faire souffrir au maître de ne pas les voir.
Thierry : Et oui. La seule façon qu?un homme conscient a de pleurer, c?est de voir où les autres en sont, qu?ils ne tiennent absolument pas à se réveiller. Ça, c?est terrifiant. Les gens qui n?ont aucun empêchement pour aller bien et qui ne feront rien pour aller mieux. Là, c?est terrifiant.
Les gens disent : "Ah oui, mais ils peuvent tous être conscients, on demande tous à s?éveiller, on demande tous le bonheur". Ils sont complètement fous. Ils n?ont jamais rien demandé. Jamais. Ils sont toujours contentés de courir après ce qui leur a manqué. Un petit bonheur qui est à l?arrivée, ils sont contentés d?aller le retrouver. Jamais ils ne se sont dit : "Ce bonheur-là, plutôt que de le voler (parce qu?il m?est arrivé), plutôt que de voler une situation et puis souhaiter qu?elle revienne, comment je peux l?acheter avec ce que je possède déjà en moi et qui peut ressembler à ce petit bonheur ?".
Régis : Avoir un vrai désir, oui.
Thierry : Personne ne veut payer le prix du bonheur. Par contre, ils dépensent sans arrêt dans le malheur. Toute leur énergie. Après, comment veux-tu qu?ils investissent dans la vérité ? Comment tu veux, toi ? Quand tu donnes beaucoup d?argent, que tu accordes un prix élevé à la connerie, comment tu veux mettre un peu de côté pour la vérité ?
Régis : Parce qu?il y a la peur du vide, de tout abandonner.
Thierry : C?est tout ce qui existe, pourtant. C?est la phrase que j?ai mise sur le forum : l?homme et la femme, ça naît comme une bouteille de vie pleine, et puis après, au fur et à mesure qu?ils grandissent, et bien ils se remplissent du vide, du mensonge envers eux-mêmes. Puis si ça va trop loin (généralement, c?est le cas de tout le monde), et bien la bouteille est complètement vide. Après, ils ne peuvent plus se remplir, parce qu?ils ne savent pas qu?ils ont un contenant, qu?ils peuvent contenir quelque chose de vrai. Leur vie ne leur appartient plus. Je suis donc porté à croire qu?il faut qu?il reste quelque chose un peu dans la bouteille.
Mais ce n?est pas qu?on n?aime pas les gens. C?est qu?on ne s?en occupe pas. Tu sais, quand tu vois le comportement d?une voiture, tu vois le comportement de la personne qu?il y a dedans, avant même de la connaître. Ce n?est pas en se cachant dans une voiture que tu vas cacher ce que tu n?es pas. Nous, on ne va pas s?intéresser à ces gens-là. On ne les voit même pas. Après, les gens diront : "Oui, mais vous manquez d?amour". Quand on sait ce qu?ils appellent amour, on ne le regrette pas.
Régis : C?est de la faiblesse, oui. Ce qu?ils appellent de la tolérance. Ils demandent de l?amour de la même manière qu?ils demandent de la tolérance.
Thierry : Il faut leur plaire. L?autre fois, M. m?a raccroché au nez, parce que ce que je lui disais ne lui plaisait pas. Il faut dire que je lui ai répété plusieurs trucs. Je me disais : "Oh, tiens, c?est étonnant, elle tient toujours ?", et après elle a raccroché.
Elle me disait, par rapport aux écrits que je fais sur Facebook, car je ne lui fais pas de cadeaux, je lui dis ce que je pense : "C?est un manque de respect". Je lui ai répondu : "Tu ne sais même pas ce que je respecte et ce que je ne respecte pas". Et je lui ai dit : "Si tu veux que je respecte quelque chose en toi, il faudrait d?abord que tu vois ce qui est respectable en toi. Et à partir du moment où tu vois ce qui est respectable en toi, tu te dis que tu as ceci et cela à faire respecter à l?autre, parce que c?est quelque chose que tu as en plus ; tu le sens". A ce moment-là, tu le montres à l?autre : "Voilà, j?ai une preuve que j?ai quelque chose de respectable. C?est avec des mots ou du concret que vous avez quelque chose de respectable ?". Que crois-tu qu?elle a répondu ? Elle est passée à autre chose, au beau temps et la neige.
Les gens veulent qu?on les respecte. Mais ils ne savent même pas s?ils ont quelque chose de respectable. C?est trop facile de "respecter" quelqu?un. Ça consiste à lui foutre la paix, à le faire rire avec ce qui le fait rire et à le faire pleurer avec ce qui le fait pleurer. Ça, tout le monde sait le faire, puisqu?on se refile le bébé, à chaque instant. On a une accumulation de la non-existence, permanente, chez les autres. On leur file la nôtre, et les autres nous refilent la leur. Il n?y a rien de plus facile que de se respecter quand il y a rien à respecter. Comme de creuser un trou quand il n?y a pas de terre à creuser. C?est pareil.
C?est comme ça. Pauvre monde, va. Enfin, pauvre Terre, parce qu?ailleurs, c?est sans aucun doute mieux dans l?essence des choses, et non comme ici dans la vie apparente.
Conversation avec Thierry du 9 novembre
de Régis (Posté Jeu, 10 Nov 2011 16:17:37 GMT)
Thierry : Cher ami, tu remarqueras que plus on devient conscient, plus on questionne en sentant déjà la réponse
)
Régis : Oui, il y a quelque chose qui démange, en quelque sorte, qui torture une partie de soi quand on a une réaction inappropriée.
Oui, je me sens soumis, c?est vrai ; la peur d?être rabaissé, embêté comme avant. Ça me réveille cette peur. C?est dur dans ces conditions de faire émerger le c?ur.
Ce que tu dis me parle. C?est vrai que j?interroge moins en raison de la fatigue nerveuse des études, mais aussi car j?avais peur tu ne me répondes pas si je ne t?aide pas assez. En fait, ce n?est pas l?aide qui est importante. C?est ce qu?elle me révèle dans mes réactions.
Thierry : Oui, encore longtemps tu useras tes forces à investir dans ce qui te retient au sommeil et au passé. Un véritable maître dissocie toujours ce qu?il donne à sa jouissance. Toi, ne t?en prends plus à ton père. Ne recherche plus un père et l?affection que tu crains de donner à une fille (donc tu te crées un manque). Ton père t?interdisait d?être libre. Ne joue plus son rôle de peur de commencer à voir réellement ce qu?il est, en t?interdisant de jouir aujourd?hui.
Ta honte est une charge auto-culpabilisante. Sois présent, elle partira toute seule. Ne juge pas celui qui t?enseigne aux apparences. Quand tu as un doute, confronte tes compréhensions présentes à celles de ton passé, etc.
Régis : Oui, je vais essayer. Ce n?est pas facile. C?est lourd de se débarrasser de mes parts d?erreur, de non-moi en moi. Merci pour ces indications. Je les noterai sur l?ordinateur demain. Je me dis que je progresse un peu. Il y a seulement deux ans, ton dernier message, je n?aurais rien compris
)
Thierry : Que penses-tu de mes SMS alors ?
Régis : Ils correspondent à peu près à ce que je sentais, mais pas de manière claire. Il n?y a rien de surprenant dans ce que tu as écrit sur moi. Ce sont des choses auxquelles je m?attendais un peu, et ça m?a fait du bien, même. Ça fait toujours du bien d?en parler.
Thierry : Tu connais le processus. Ce n?est pas pour dire : "moi je", je n?en ai rien à cirer. Mais là, ce que je t?ai écrit, c?est important pour toi. C?est une barrière. Que tu m?aides d?une façon rationnelle, en disant : "Attention là, combien ça va me coûter ? est-ce que je peux ou est-ce que je ne peux pas ?", c?est une chose. Mais il ne faut pas que tu sois dans une condition où tu serais un peu emprisonné, quoi?
Régis : Paniqué, en quelque sorte. En fait, hier soir, je me suis rappelé qu?en hypnose, j?avais réussi un petit peu à voir, légèrement, le moment où j?ai commencé à jouer le rôle de mon père, le moment où on "s?est fondus", en fait. Il a déteint sur moi.
Thierry : Le moment où toi tu jouais le rôle de ton père ?
Régis : Le moment où je sentais une culpabilité à ne pas me "fondre" avec lui, en fait.
Thierry : Oui.
Régis : Je n?arrive pas très bien à le voir, encore. Je l?avais senti un peu en hypnose, et je l?ai oublié par la suite.
Thierry : Ça revient toujours à un rapport de soumission, au départ. Même dans les premières années, moi avec Bernard, c?était pareil. C?est-à-dire qu?on a ce rapport de soumission. Moi, c?était par rapport à mes problèmes. Toi, c?est par rapport à ton père. Je connais bien ce problème, puisque je l?ai eu pendant des années avec Bernard ; cette réaction. Je me foutais en pétard, d?ailleurs. Moi, c?est parce que..., enfin, tu sais ce que j?ai vécu.
Régis : Oui, bien sûr.
Thierry : Mais toi, c?est la même chose, mais d?une façon plus psychologique. Avec des déceptions que tu as eues à plusieurs niveaux, importantes, et puis un manque de reconnaissance, etc. Donc voilà? Tout ce que tu as fait pour chercher ton père, même pour réussir tes études, il faut que tu en prennes conscience, par exemple.
J?avais commencé à écrire par SMS plusieurs causes, parce que je voulais t?énumérer les causes un peu, le fait que tu te places face à une situation de domination passée, et puis en écrivant les SMS, j?en ai oubliées deux ou trois.
Régis : Oui, le temps de les écrire?
Thierry : Il y a vraiment vis-à-vis de toi une certaine colère, qui n?est pas assez forte pour que tu culpabilises tout le temps, mais qui est suffisamment forte pour que tu la retournes contre les autres : contre les filles, en ne les approchant pas, ou contre moi, en disant : "Bon, il n?y a pas de raison qu?il soit comme ci, ou qu?il me demande ça". Mais il y a plusieurs causes. Il y en a plein dans ce problème-là. Il y en a bien cinq ou six.
Régis : Oui, il faudrait que je refasse de l?hypnose. Je cherche depuis la semaine dernière.
Thierry : Et le fait que tu me poses des questions, évidemment, ça te met dans une situation de soumission.
Régis : Oui, c?est vrai. Tu m?en avais parlé pour toi aussi, le fait que tu avais été soumis inutilement dans ton passé, et qu?il a fallu que tu te soumettes utilement ? à Bernard. Ca demandait beaucoup d?efforts.
Thierry : Oui, mais avec un restant de l?ancienne soumission. Ce n?était toujours pas comme il faut. On ne le fait pas avec la confiance, avec effort. On le fait toujours avec une cause passée. C?est après, quand on évolue, qu?on va plus loin, qu?on se dit : "On s?en fout, on pose des questions, hop, je suis indépendant, je vérifie. Point".
Régis : Oui, parce qu?avant d?avoir cette indépendance, ça réveille des mémoires, quoi. Ca réveille le passé de soumission.
Thierry : Oui, justement? Mais toi, le problème, c?est que ça te réveille des choses. En fait, c?est une barrière que tu dois passer, qui est assez sévère. Et je te préviens, il y en aura d?autres. Cette barrière que tu dois passer, ça commence à être un retour à ce dont tu avais commencé à t?occuper, il y a deux/trois ans, avec ce que tu avais recherché sous hypnose. Ça commence à être un retour à cette relation avec ton père anormale. Tu vas commencer à envisager, à comprendre, que ton problème se trouve là.
Régis : Oui, c?est pour ça que j?ai cherché à nouveau un hypnotiste ericksonien.
Thierry : Oui, exactement. Parce que maintenant, avec l?hypnose ericksonienne, tu as plus d?outils.
Régis : Oui, je sens que j?ai un peu plus d?envie, et que peut-être ça donnerait de meilleurs résultats. Il y en a une qui faisait pas cher, mais malheureusement elle est en arrêt. Du coup, je vais en appeler une autre.
Thierry : Oui, ça, tu en trouveras. Mais ce qu?il faut, c?est qu?elle te foute la paix, et que l?hypnose soit fiable.
Régis : Oui, je vais téléphoner avant pour sentir la chose.
Thierry : Toutes les situations de conflit avec ton père, que tu as transformées après, pendant ton adolescence, en soumission, parce qu?il n?y avait pas de communication possible, il faut que tu les retrouves. Et tu verras que ça te positionne aujourd?hui d?une façon énorme dans tout ce que tu fais.
Régis : Oui, je le sens un peu plus avec l?âge. Je sens que ça me bloque complètement, que ça m?empêche presque de vivre.
Thierry : C?est une raison pour laquelle, dans l?enseignement, tu ne pourras pas poursuivre si tu ne règles pas ça.
Régis : Oui, ça, je le sais.
Thierry : Et d?un autre côté, il était indispensable de t?emmerder à poser des questions. Parce qu?il fallait? Si tu veux, l?enseignement, quand on va le chercher, quand on a des réponses, on ne peut pas y entrer comme ça. Il faut d?abord se dire : "Tiens, voilà ce qui m?empêche d?y entrer".
Ce n?est pas comme on voit fréquemment sur Facebook ou sur internet : "Ah ben tiens, va chercher l?enseignement, tu te questionnes, et puis hop, comme ça, tu as la connaissance". Non non. Quand tu as un enseignement, surtout véritable (parce qu?il y a des tas d?enseignements incomplets, ou même d?autres qui n?en sont pas du tout), et bien il commence toujours par te pointer ce qui t?empêche de voir. Alors que les enseignements faux te plairaient : tu t?habituerais, tu te conditionnerais, tu aurais des explications intellectuelles.
Régis : Oui, ça m?empêcherait d?abandonner mes erreurs. En fait, l?enseignement est beaucoup plus engageant de sa personne que ce qu?on croit.
Thierry : Ah oui, le véritable enseignement, il est toujours comme ça. C?est-à-dire que, comme je te l?ai déjà dit, il y a quelques années, je posais des questions à Bernard qui n?étaient pas les bonnes, ou alors je n?étais pas disposé à entendre les réponses. Et je posais quand même des questions.
Ce sur-effort, cette confiance (tu n?as pas encore confiance en moi, je peux le comprendre ; pour l?instant, tu es un peu dans la colère, c?est à toi de sauter la barrière, maintenant, c?est ton problème), le véritable enseignement, il va te montrer comment tu te situes par rapport à lui, avant même d?imprégner ta conscience. Tu ne peux pas progresser dans l?enseignement en laissant des poches derrière toi qui ne sont pas résolues. On n?y va pas à moitié.
Régis : Je sais bien que j?ai des colères contre toi, et parfois un manque de confiance. A ce moment-là, j?essaie d?oublier un peu "mon corps".
Thierry : Voilà.
Régis : Mais ce n?est pas facile, parce que ça fait un conflit.
Thierry : Oui ? On appelle ça des frictions. Il faut maintenir cette friction.
Régis : Et des fois, j?ai l?impression que ces conflits provoquent en moi des choses. Par exemple, la circulation de mon sang change, je ne sais pas? Ou alors c?est nerveux, je ne sais pas.
Thierry : Tu peux avoir éventuellement des tensions.
Régis : Oui.
Thierry : Mais il faut maintenir cette friction. C?est une barrière qu?il faut que tu passes.
Régis : Oui, c?est ça, en fait, la friction dont tu parles souvent.
Thierry : En même temps, ça va te permettre de continuer dans l?enseignement, d?un côté, et d?un autre côté, ça va te permettre de voir tes relations aux autres. Déjà, ça va te permettre de dire : "Tiens, mes relations aux autres n?ont pas l?importance que je leur accorde", "je n?ai pas besoin d?avoir peur d?y faire face, ou d?avoir peur qu?ils me soumettent".
Ça va venir, si tu arrives à passer cette barrière. Ça va simplifier tes rapports aux autres. En poursuivant dans l?enseignement, les autres, après, ils vont te faire marrer. Même avec leur autorité, tu vas rigoler.
Régis : Oui, parfois j?essaie de garder de la force pour passer la barrière en me disant qu?il y a quelques années en arrière, je n?étais pas du tout comme ça.
Thierry : Oui.
Régis : Et que c?est parce que je t?ai posé des questions, et que tu y as répondu, que j?ai un peu changé. Ça me donne un peu de motivation. En fait, c?est un rappel un peu intellectuel, mais avec lequel j?essaie de me convaincre de ça.
Thierry : Très exactement ce que me disait Bernard, maintenant je comprends pourquoi (d?ailleurs on en parle, c?est pour ça que même enseigner aide à son travail sur soi, à continuer le travail), il me disait : "Pendant longtemps, tu ne sauras pas pourquoi tu travailles".
Régis : Et puis tu travailleras pour les fausses raisons.
Thierry : C?est-à-dire que tu sens qu?il y a des choses vraies, mais ce n?est pas productif dans ta conscience. C?est productif à la prise de conscience de tes problèmes. Après, ça va aller très vite. Après, tu feras les choses plus en conscience, quand tu vas trouver tes centres et tout ça?
Mais il faut déjà commencer par-là, et là, c?est le cheminement ingrat. Il faut que tu y ailles comme un aveugle. Il faut que tu continues, même si tu ne vois pas le résultat. Par moment, il y a une petite récompense. Il y a des choses que tu as remarquées, que tu as vues, dont je t?ai parlé. Mais tu vas continuer en aveugle pendant un petit moment.
Mais après, tu n?auras plus de problèmes à te dire : "Tiens, est-ce que Thierry va me répondre ? est-ce qu?il ne va pas me répondre ? est-ce qu?il va me dire oui, ou est-ce qu?il ne va pas me dire oui ?"? Entre le moment où tu me poses des questions et le moment où tu vas vérifier, ça va se raccourcir, énormément. Là, la confiance va venir. Tu ne peux pas avoir confiance en moi, même si je te disais des choses vraies, alors que c?est le Régis du passé qui écoute.
Régis : Oui, je comprends.
Thierry : Le Régis du présent, tu ne le connais pas encore. Tu seras très surpris de le connaître. Il n?est pas du tout ce que tu crois. Il est dans la conscience.
Régis : Pour passer cette barrière, justement, des fois je me dis que si je pars à l?étranger, on ne sera plus en contact aussi souvent. Donc ce sera nécessaire que j?aie fait un gros travail avant, que j?aie eu deux ou trois grosses prises de conscience avant d?aller à l?étranger.
Thierry : Tu te tromperas toujours sur les autres si tu ne passes pas cette barrière. Tu te méfieras de ne pas te faire avoir. Tu seras toujours soumis aux autres. Même avec l?air d?être un ami. Non, il faut que tu sois un homme normal sur Terre, qui retombe sur ses pieds, qui n?a pas d?interdits, tout ça?
Il faut que ton rapport aux autres soit avec ton ressenti, et non pas avant des mémoires du passé. Pour ça, tu as raison. Il faut que tu ais le courage d?entretenir cette friction, ce désaccord. Si tu entretiens ce désaccord, désagréable pour toi, si tu te heurtes à quelque chose que tu n?aimes pas, tu vas avoir, grâce à cette fiction, la troisième force. Ça peut mettre quelques mois.
Régis : Oui, ça, ça ne m?étonne pas.
Thierry : C?est important d?entretenir cette friction. Ce n?est pas un acte de masochisme. C?est l?initiation, ça.
Régis : Oui, ce n?est pas du masochisme, c?est sûr.
Thierry : Ce n?est pas moi qui le demande, ce n?est pas moi qui le décide. Pour moi, ça a marché comme ça, alors? Comme disait C., "ah oui, mais maintenant, il y a d?autres méthodes", je lui avais dit : "Et bien va, moi je sais que ma méthode, elle, elle marche".
Après, tu seras capable de lire en toi. Quand tu feras l?exercice du rappel de toi, après il n?y aura plus ça, il n?y aura plus ton passé. Donc là, il sera plus productif, posé. Tu le reprendras quand tu veux, tu l?arrêteras presque quand tu le voudras. Un Régis tout neuf. Tu verras que tu seras neuf, c?est-à-dire que là, ta vie va commencer. Jusqu?à maintenant, tu n?as pas vécu.
Régis : Oui, je sais. Mais ça, quand j?étais un peu éveillé en 2006, j?avais écrit des notes sur un carnet, que j?ai relues plus tard. Je me disais alors que c?était la première fois que je vivais.
Thierry : Voilà.
Régis : J?ai déjà ressenti ça, oui.
Thierry : Tu vivras quand tu perturberas moins ton être. Tu ne peux pas vivre sans lui. On peut s?occuper, rester inconscient. Mais là où tu en es, non. Mais tu sais qu?il ne faut pas rester entre les deux barrières.
Régis : C?est la pire situation, oui.
Thierry : Rester entre deux barrières, c?est encore pire que de ne pas commencer.
Régis : Oui, parce que tu ne peux même pas "jouir", c?est-à-dire que tu ne peux même plus te satisfaire de l?humain.
Thierry : C?est pour ça que, quand on donne l?enseignement à quelqu?un, on fait attention. C?est pour cette raison aussi que j?ai toujours été dans l?attente de ça. J?ai toujours su pourquoi tu posais des questions.
Régis : C?était pour quoi ?
Thierry : Et j?ai toujours su ce qui t?empêchait d?entendre les réponses. Et j?ai continué à te répondre, parce qu?il y a quelque chose qui devait être dégagé. Et en même temps, cet effort à poser des questions jouait pour toi, sans que tu ne t?en rendes compte.
Régis : Je ne sais toujours pas pourquoi je posais des questions, mais?. Peut-être parce que je cherche un père, ou pour me sentir moins seul, et que parce que tu me rassurais?
Thierry : C?est une des causes que je t?ai données. Celle-là, elle en fait partie. Ça t?a permis aussi d?espérer et de revenir dans ton passé.
Régis : Je ne sais pas.
Thierry : Et aussi être soumis utilement. Et tu te fais chier maintenant, parce que tu as même peur de donner de l?affection aux autres, et d?en recevoir. Tu t?en veux à toi alors. Tu continues à donner raison à ton père. Un jour, quand tu auras sauté ta barrière, tu pourras être en rapport avec ton père. Et à l?intérieur de toi, il ne se passera plus rien. Et tu verras très vite que? je te préviens d?avance, tu seras déçu, parce que tu imaginais des choses sur lui.
Régis : Oui, j?ai des croyances.
Thierry : Tu lui as attribué un pouvoir qu?il n?a pas. Tu t?apercevras que les liens avec les hommes, ce n?est pas parce qu?on est dans la famille? Les liens avec les hommes, ce n?est que ça. Le vrai lien, c?est l?objectivité, l?expérience partagée, une capacité à partager la même expérience. Ça, tu peux la partager avec un gosse, tu peux la partager avec un vieux, tu peux la partager avec un fou furieux. En dehors de ça, il n?y a pas de vie avec les autres. Entretiens cette friction. Ne te dis pas : "C?est anormal de souffrir, ça me fait mal, etc.". Non, il faut entretenir cette friction.
Régis : Oui, c?est normal.
Thierry : Mais simplement, il faut que ça soit là, et que tu te dises : "Tiens, je vois que c?est là". Il ne faut pas être dans ta duperie, il ne faut pas en être dupe. Il faut prendre conscience de cette pénibilité, en rapport avec moi. Si tu fais des efforts comme ça, là-haut, ils t?aideront. Et si demain tu t?occupes d?autre chose, et puis qu?après-demain tu oublies, tu seras entre les deux barrières, quoi? Tu pourras parler, mais tu n?auras toujours pas compris.
Celui qui donne, il n?a pas d?inquiétude à savoir s?il peut donner. C?est celui qui reçoit qui est toujours inquiet. Tu verras plus tard. Si tu passes la barrière, tu verras. Tu verras qui peut donner et qui peut recevoir. Mais il faut passer la barrière. Voilà.
Régis : D?accord.
Thierry : Beaucoup de personnes ont tendance à emmerder les autres en conséquence de leurs refoulements. Ils extériorisent. Toi tu intériorises. Mais toi, c?est plus intéressant, parce que tu vas t?éveiller. Tu trouveras partout des gens qui disent : "Ah oui, les gens intériorisent, il faut extérioriser". Moi je dis que ceux qui intériorisent se mènent une vie difficile, bien plus difficile que ceux qui extériorisent. Mais ceux-là, c?est cette difficulté, cette souffrance qui s?amène à eux, qui peut les libérer.
Il ne faut pas croire que tu te libéreras en prenant des cours du soir. Tu ne deviendras libre que si tu acceptes de regarder tes souffrances, puis leur signification. Toi tu évites les filles, ce n?est pas par hasard. Tu as de l?énergie pour ça.
Régis : Oui, ça je n?ai pas encore bien vu, pourquoi je n?aime pas fréquenter les filles.
Thierry : Je t?en ai parlé un peu en SMS.
Régis : Oui, mais dans ça, dans tes textos, c?est ce dont j?avais le moins conscience, peut-être. Il y a d?autres choses qui me parlaient plus, alors que la partie sur les filles, c?était nouveau.
Thierry : Est-ce que, si tu avais ton père aujourd?hui, tu aurais honte de lui demander de l?affection ?
Régis : Oui.
Thierry : Ah bon ? Et alors, tu t?étonnes de ne pas vouloir en donner aux filles ? Si toi tu attends quelque chose de ton père, comment veux-tu, vis-à-vis d?une fille, jouer le rôle d?un père ? Il faut choisir.
Régis : Oui, peut-être que ce dont tu me parles à l?instant, je l?ai déjà senti mais je ne l?avais pas du tout vu comme ça. C?était en salle de classe.
Thierry : Tu n?en avais pas pris conscience.
Régis : Pas du tout. Mais j?avais senti qu?il y avait un problème en salle de classe, au fait que quand je me comporte un peu comme le chef, vu que je suis l?enseignant, et bien je joue un peu le rôle d?un père. Et en même temps, ça me faisait culpabiliser, je n?aimais pas ce rôle.
Thierry : Voilà.
Régis : C?est peut-être de ça dont tu parles. Mais c?est très flou. Mais c?est vrai que ça m?emmerdait cette sensation, ça m?emmerdait bien.
Thierry : Ton père t?a toujours fait honte. Et ça t?emmerde de jouer son rôle pour ça. Mais tu dois aussi regarder en face ton manque d?affection. Parce que ton manque d?affection n?est pas lié au fait que tu en manques aujourd?hui. Parce que si tu n?en manquais pas dans ton passé, aujourd?hui, tu n?en aurais pas besoin, tu en donnerais.
Tu as honte de ne pas avoir eu d?affection quand tu étais jeune. Cette honte-là de ne pas recevoir? Comment veux-tu en donner, alors que tu as honte d?en recevoir, ou de ne pas en avoir reçu (c?est pareil) ? Tu ne peux pas en donner si tu as honte.
Tu as honte, parce que quand tu étais jeune, tu ne comprenais pas quand tu n?en recevais pas. Aujourd?hui, tu ne cherches plus à comprendre, tu as gardé la honte. Moi je te demande d?aborder la honte et d?aller chercher pourquoi tu recherchais de l?affection. Tu en recherchais parce que tu étais capable d?en donner. Et lui ne te la rendait pas. Alors tu as eu honte de donner la tienne. Alors tu t?es mis à sa place, pour être bien, pour correspondre à lui. Et toi tu as oublié que tu pouvais en donner. Et maintenant tu as honte d?en recevoir, donc tu ne pourras libérer? Donc tu veux retourner en arrière.
Il faut abandonner les raisons de donner de l?affection à quelqu?un, ou la honte d?en donner. Il faut donner d?une façon neutre. Il faut réapprendre à donner à l?autre. Il faut revivre le Régis enfant. Après, tu vas dire : "Ah ben tiens, c?est possible. J?ai des choses qui se dégagent. Du point de vue de l?affection, ça fait longtemps que je n?avais pas fait ça". Tu vas retrouver des sensations de ton jeune âge.
Mais l?amour que tu as donné à ton père, il aurait continué, si lui ne t?avait pas fait regretter le fait que tu en donnes. Voilà. Quand tu en donnes et que tu n?en reçois pas, à un moment donné, sur Terre il y a la jouissance qui s?en mêle un peu. Alors au départ on en donne, et après on veut en recevoir, voilà. Dès le moment où on veut recevoir, et bien si on n?en reçoit pas, on n?en donne plus.
Tout marche comme ça dans ta vie, aujourd?hui. Tout va marcher comme ça dans ta vie, jusqu?à ta mort. Tu feras toujours quelque chose pour quelque chose. Tu ne feras jamais quelque chose parce que tu es. Il faut faire les choses parce qu?on est. Il ne faut pas faire quelque chose pour autre chose. Il ne faut pas prendre sa voiture parce qu?on va au travail, non. Il faut être dans la compréhension de ce qui va se passer dans la journée. Il ne faut pas s?occuper de savoir si c?est la voiture qui nous emmène à cette compréhension. Il faut être.
Donc, la honte de ne pas recevoir, tu la verras même avec une femme. Tu vas t?apercevoir après que quand tu donnes de l?affection, ça te fait pleurer, parce que tu te dis : "Ah ben merde, ça me rappelle toute celle que je n?ai pas reçue". Ah ben tiens, là il y aura un regret, "ça veut dire que j?espère en recevoir à nouveau". Et pourquoi tu espères en recevoir à nouveau ? Parce que comme ton père a changé, il est devenu meilleur ? Non. "Alors pourquoi je ne connais pas mon père ?".
En fait, tu ne connais pas ton père, parce que tu as été égoïste dès le début de l?adolescence (pas avant, au contraire), puisque tu as arrêté de lui donner de l?affection parce que tu n?en avais pas. Alors tu as pris cette souffrance sur toi. Tu t?es dit : "C?est de ma faute, je suis un salaud". Alors tu étais prêt à te soumettre à tout ce qu?il te faisait, parce que tu étais un salaud. Cette construction-là, elle est d?une simplicité? Il faut que tu l?entretiennes dans ta tête.
Régis : Oui, il faut que je la retrouve.
Thierry : Il faut qu?elle entre dans ton c?ur. Moi ce que je te donne ne dépend de rien. Fais comme moi.
Régis : Je vais essayer.
Thierry : Après, tu donneras autre chose. Cela devrait etre ton but.
Qu'est-ce que, l'Art ?
de admin (Posté Sam, 22 Oct 2011 02:37:07 GMT)
L'art c'est la capacité d'exprimer un état intérieur émotionnel dans l?éveil ou de l?éveil, donc traduit par son essence, donc de la réalité (la même pour tous ceux qui atteignent tres exactement le meme plan de conscience), et qui peut etre exprimé dans la culture par de "l'art" : en peinture, musique, etc...Tout autre chose ayant une approche seule intellectuelle, seule émotionnelle ou seule moteur n'est pas de l'art mais n'est que tentative, abus d'expression (art contemporain, etc...)
Thierry
L'orgueil
de admin (Posté Sam, 08 Oct 2011 19:53:21 GMT)
Bonjour Richard,
"Les traits de caractère principaux de l'homme"
Tout d'abord il faut distinguer les traits de caractères (on peut les appeler comme ça), ce qui découle de l'ensemble de ces derniers qui composent la veritable personnalite (en gros). Elle se base (la vrai personnalité), sur l'essence et des caractéristiques des expériences, passées dans les précédentes incarnations.
Filtre naturel.
Ce trait de caractere composant sa personnalité etre exagerée avec la position de l'homme au service de la terre (domination passivité...), deja a ce niveau elle ne reste plus dans la conscience de l'homme, que par bribes/fonction. Mais un retour a sa source est plus facile (prise de conscience).
Filtre culturel.
Ce trait de caractere modifié (on va dire maintenant naturel) passe ensuite le filtre culturel et la, il est meme souvent completement abandonnée au profit des transferts en tout genre, cree pour les apparences, crée les peurs et fausses hierarchies ou differences.
Ce trait de caractere devient reaction.
Cette reaction est née du fait de quitter un composant de sa veritable personnalite. Il y a donc, toujours reaction quand on abandonne quelque chose de soi
(la reaction est donc quelque chose de tres exacte, il faut la reconnaitre en soi, et ne pas appeler toute attitude plaisante ou deplaisante en soi, au l'autre, "reaction".
Cette partie de la personnalite (comme tous les autres) est donc en quelque sorte mise en sommeil et est remplacée par une "fausse personnalite" de comparaison, c'est a dire que l'on se conforme aux fausses personnalité des autres, crée dans une situation, remodelée dans une autre. Pour ne pas oublier cette fausse existence exterieure, on crée ddonc tout le monde exterieur, par des personnages interieurs.
C'est pourquoi, ici et maintenant, je peux parler de vrai ou fausse personnalité a partir de la connaissance que j'ai sur moi et la vision tres net, d'unecaracteristique qui la compose en moi meme qui me rapproche le plus de mon essence, ma veritable personnalité ou du filtre de la terre (dualité), puis du filtre culturel qui se sont exercés en moi meme, tour a tour.
Il y a donc vrai ou faux orgeuil, comme il y a vrai ou fausse personnalité.
Alors, l'orgueil qui est une "attitude" de l'homme, a quel échelle se situe t-il, de l'essence jusqu?à la fausse personnalité culturel?
Prenons sa définition rapidement "c'est une sentiment visant a exagérer sa propre valeur"
Et bien moi en homme un peu conscient de ma situation en tant qu'homme dans la nature sur terre, je peux vous dire que l'orgeuil peut appartenir a l'essence, au filtre naturel en partie, au filtre culturel en plus petite partie, puis etre versé a l'inconscient dans la reaction.
Exemple:
L'orgueil peut emaner d'une experience dans les vies passes , elle trouve sa source dans l'essence, elle peut dans la nature, etre utilisé par sa fonction de reproducteur (1er filtre naturel), afin de soumettre son prochain pour gagner une guerre, s'enrichir par la force, prendre la femme du clan voisin, mater ses troupes si on en est le chef (ce qui est souvent le cas avec des capacités propres aux vies passé,s etc..), en tout cas cela reste dans une visée naturelle.
Mais cet orgueil qui est passée au service de la terre, dans la domination arrive (au 2eme filtre (culturel), il peut etre exagere et sera coupé de sa source.
Cela restera simplement un stimuli lointain qui permettre de l'homme de juger l'autre par rapport a ce qu'il a de plus, dimension de sa voiture, de sa maison, taille de son salon...etc...
C'est pourquoi vous me posez une question sur une attitude "orgueilleuse", c'est a vous de voir si cet orgueil au moment ou vous prononcez le mot, vous le situez tres nettement en vous meme comme chez les autres, afin de comprendre votre situation par rapport a cette attitude (a t-elle une existence dans votre vrai personnalité ? si oui qu'est t-elle devenu dans le filtre naturel, a quel reaction elle appartient apres etre passé par le filtre culturel, ou n'appartenant ni a l'un ni a l'autre, ai-je copié "ce defaut " chez l'autre?), par la copie d'une attitude orgueilleuse de l'autre pour depasser une peur,
etc... ou pour plaire a l'autre qui l'a cree en moi-meme ?), sans meme avoir la plus petite source qui pourrait expliquer son existence en vous meme et au depart par les caractéristiques propre a la veritable essence de votre etre ?).
Souvent je vous le dit comme expliquer plus haut, l?orgueil ne se trouve plus nul part, au mieux il n'est qu'un tout petit stimuli dans la culture, qui creechez l'homme des reactions lie au jugement entre autre, mais tres loin de sa source.
Et a ce stade de haute complication dans un homme, un autre qui n'aura meme pas la source pourra prendre la meme attitude, a ce moment la on parle de mecanique donc de consideration interieur, exterieure, en verite d'une incapacite d'exister avec meme, la plus petit infime source de son essence.
En conclusion l?orgueil, si il est une qualité lointaine de l'homme, lié a son essence, donc au travail accumulé en conscience dans ses precedentes vies, il ne peut etre orgeuil tel que defini par la culture, il reste de cette qualité un depassement au service de soi, il aide a lutter contre son sommeil, etc...Il est donc a la base, toujours une caractéristique d?être, hors dualité. Alors que dévié et rendu inconscient il cree, le malheur de l'homme dans la reaction vis a vis de lui meme comme de son prochain.
Evidemment les personnages qui s'emparent cette reaction, naissent apres le passage du filtre culturel sur un ou des composants de sa veritable personnalité (meme au service de la terre). Heureusement qu'ils sont la d'ailleurs, car l'homme coupé de toutes ses sources n'est deja plus rien sans eux.
Ils occupent sa vie et expliquent tout grace a ce que ses personnages font ou lui font dire ou faire. Sans eux, l'homme mécanique (devenu inconscient)deviendrait fou..(l'homme ici au sens generique, homme ou femme).
Les personnages sont donc une copie exacte du monde exterieur qui nous entoure, entre chaque rencontre, ils nous occupent pour nous faire patienter dans un
sommeil qui sans ces derniers serait vide de sens, et nous maintiendrait alors dans une situation de vide insupportable.
C'est pourquoi, la base des enseignements visant a la connaissance de soi, ne pourront jamais se passer d'une parfaite reconnaissance de ce que nous sommes avant et dans la nature, et avant (dans la nature) et dans la culture. Sans cette base il est impossible de remonter a la source de toutes ses attitudes, reactions diverses, donc, les rendres conscientes afin de s'en liberer.
Ces allers retours incessants entre ce que nous sommes et ce que nous en avons oublies sont donc le veritable travail en chemin.
Plus nous sommes avancé sur le chemin, plus ces voyages sont rapides et chargés de conscience en retour.
Plus il est retardé, plus il sert la destination mécanique de la jouissance non permanente sur terre, c'est a dire la destruction de son être par l?accaparement de toute son énergie, donc en final du rejet total de tout ce qui compose ce dernier.
C'est ainsi que tout redevient mortel, quand toute son énergie étant déviée et modifiée, est incapable de retourner a sa source.
Thierry
Travail sur un seul centre de l'être (autre voie possible)
de admin (Posté Lun, 05 Sep 2011 15:08:17 GMT)
(Publié sur Facebook le 29 août 2011)
Il existe beaucoup de voies spirituelles, chacune d?entre elles travaille sur une chambre, un centre de l'être (intellectuel, moteur ou émotionnel). Mais la plupart sont incomplètes.
Nous mesurons par l'action de notre conscience dans un centre si le travail effectué avec lui est terminé ou proche de l'être, en abordant ses sous-centres très facilement puis les relations de ce centre "en voie d'aboutissement" avec son niveau (prépondérance ou non) par rapport aux autres centres, même très mal connus?, et seulement ses relations avec ses autres centres d'une façon très précise, dans le cadre d'un travail effectué sur les trois centres simultanés par la voies appelée : 4ème voie ou Voie de l'homme rusé.
Cette voie est la voie courante, elle est exécutée dans son milieu ordinaire sans rien changer. Dans ce cas, boire un simple verre d'eau, par exemple, devient un exercice :
- Qu'est ce qui est émotionnel, intellectuel, moteur dans cette action que j'exécute ?
- Qu'est ce qui fait que j'exécute maladroitement le geste de boire ? (inconscience de ce qui perturbe le centre moteur de mon être)
- Qu'est ce qui fait que je n'ai pas ressenti la soif, alors que je me surprend à boire ? (refoulement ou oubli du centre émotionnel de l'être, le centre moteur lui a pris son énergie et travaille avec)
- Qu'est ce qui fait que j'ai dit à la personne proche que j'avais soif il y a déjà 10 min, et que je ne bois que maintenant ? (mauvaise utilisation du centre intellectuel qui n'a pas interprété la sensation "j'ai soif" avec des mots mais qui en a parlé simplement mécaniquement, car je pensais à autre chose) Dans ce cas, l'énergie du centre intellectuel est utilisé par la mémoire intellectuel du cerveau (courant électrique du cerveau), donc l'énergie de chaque centre de son être, qui je le rappelle est subtile, est ici mise à disposition de la mécanique sur terre (son corps de chair).
Beaucoup de choses encore pourraient être dites dans l'expérience d'un simple exercice...
N'avalons plus aujourd'hui ce qui pourrait nous tuer demain
de admin (Posté Lun, 05 Sep 2011 15:07:55 GMT)
(Publié sur Facebook le 5 août 2011)
N'avalons plus aujourd'hui (sauf en cas d?extrême nécessité), ce qui pourrait tous nous tuer demain.
Au lieu de protéger la nature par peur que la mort arrive à ce qui vit autour de nous (car nous avons bien trop peur de la mort), commençons par protéger l'humain.
Exemple parmi tant d'autres : les antibiotiques, qui créent de toute façon des souches de plus en plus résistantes. Pourquoi la médecine chinoise est elle la seule pratiquement dans la plupart de ses hôpitaux, à utiliser en cas d'infection, toujours en premier lieu, des stimulants du système immunitaire ?
En Occident, notre médecine sort tout de suite l'enclume pour frapper le germe avec un antibiotique (à large spectre en plus, car le docteur est bien incapable de vous dire de quel germe il s'agit et ça couterait trop cher au labo de faire un test par personne infectée pour trouver exactement de quel agent pathogène il s'agit... elle est belle la médecine occidentale...).
Donc pour en revenir aux Chinois, ils utilisent l?astragale membranaceus (une racine que j'utilise moi même) qui est la plante numéro 1, utilisée là-bas pour fabriquer en masse des globules blancs (anti corps "sain") dans l'organisme infecté/faiblement défendu.
Utilisant moi-même cette racine séchée lante depuis quelques années, j'ai diminué de plus de 80 pour cent l'utilisation d'antibiotique.
D'ailleurs à ce sujet l?affaiblissent immunitaire n'est pas assez traité d'une façon préventive dans notre médecine (sauf avec des enclumes médicamenteuses tels que les benzodiazépine... qui se révèlent dans quelques cas encore plus stressants à sevrer que le stress traité au départ (j'en ai fait l?expérience moi-même). Donc la peur, l'angoisse, et toutes sortes de désordres d'état intérieurs créent l'affaiblissement de notre organisme (cela découle en partie d'une volonté inconsciente de se détruire par exemple, en étant de moins enclin au risque et à la douleur passagère etc. (le principe de précaution est donc une gagure culturelle qui va a l'encontre de la vie). Ceci est d'une façon générale créé par les conditions de toute culture.
Il faut savoir que l'on ne respecte pas la vie qu'en se mettant à l'abri, mais en se mettant à la hauteur de ses exigences en termes de qualité corporelle, de force intérieure et de force physique. Vous remarquerez que chaque culture avancée combat cette exigence naturelle/sélection naturelle.
Pour en revenir au traitement du stress laissons donc plus de place au psychologue de terrain et organisons nos sociétés pour la qualité du vivant et non pas au vue d'une surpopulation bêlante plus contrôlable car plus affaiblit par les tensions naturels de proximité des uns et des autres.
De la forme de l'être sur terre à ses composants (centres)
de admin (Posté Lun, 05 Sep 2011 15:07:42 GMT)
(Publié sur Facebook le 9 avril 2011)
On ne peut se comprendre sans embrasser l?entièreté de son être (sa partie pas seulement que sur terre), mais pour cela, il faut trouver les composants de son être, notamment le centre émotionnel qui subtilement nous parle toujours de nous en dehors des frontières et des assujettissements de notre forme humaine terrienne (partie de notre être sur terre).
Tout d'abord prenons mon exemple. C'est acculé à cause de mes souffrances et du ménage très important qu'il a existé une possibilité de trouver un chemin (que l'on retiendra par la suite, car toujours jonché de faiblesse pour le parcourir), que l'on peut trouver le centre émotionnel de son être. Les informations de son centre émotionnel sont alors à tout moment accessibles, elles sont essentielles à tout ce qui tend vers les efforts à la conscience et la reconnaissance du "je" (travail correct, gout de l'objectivité). Elle fournit des preuves d'un état, d'un contact avec une énergie subtile palpable du fait d'un sentir moins perturbé. Il apparait selon moi et dans ce cas un aspect profond et miraculeux d'accéder aux centres de mon être et de les reconnaitre, ce qui pour moi, renforce la probabilité que cette nouvelle capacité n'est pas le fruit seulement d'une incarnation... Mais ayant trouve un composant de l'être essentiel, on peut paresser et y accéder quand "on le souhaite". Cette possibilité d'être ne résout pas les problèmes restant tout seul ; par contre il y a la possibilité avec elle de les voir, et une fois la préparation et la conscience adéquate atteinte de toujours les régler.
Est ce que cela rend heureux ? Je répondrai que l'être ne dépend de cela, il est paix et amour. Après avoir découvert son être, être heureux ou malheureux ne compte plus du tout, même si sur terre on a tendance à se rendormir souvent avec l'un ou l'autre. En ce qui concerne les peurs, ce n'est pas du domaine de l'être. On peut déjà commencer à être, et avoir des peurs, du fait des lois sur terre (car nous sommes aussi sur terre), toujours assujettis aux peurs diverses et variés.
La rencontre avec son existence par le centre émotionnel prolonge par un état une vie parallèle ailleurs qui ne dépend plus de la terre. A chacun d'être petit à petit de moins en moins sourd à son centre émotionnel, pour être de moins en moins "dans un faux désaccord terrestre" avec lui. Je finirai : le parcours de la 4eme voie (fonctionnement des 3 centres) par l'expérience, le travail véritable, passe bien évidemment par un préalable : celui d'avoir déjà reconnu les centres de son être.
Énergie du centre sexuel sur Terre (qui n?est pas sexuel)
de admin (Posté Jeu, 01 Sep 2011 19:03:36 GMT)
(Publié sur Facebook le 15 mars 2011)
Le tantrisme est un aspect plus sexuel, mais "bien jouir" n'est pas l'apanage que du tantrisme. Affiner son sentir et apprendre à se recharger en énergie dite subtile, en fait énergie neuve (puis utilisée en conscience, etc.) est aussi un moyen par la jouissance de parvenir et de grandir dans le travail sur soi.
Et on apprend à travailler et à mettre de coté une énergie dite subtile avec le sur-effort, des exercices de sur-efforts que Gurdjieff faisait faire à ses élèves. Une fois que l'on connait le processus, on peut le faire seul.
De plus, ceux qui connaissent des terribles circonstances de vie durant des années (survie, etc.), sont habitués à cet exercice et le font d'eux-mêmes parfois très souvent, ils sont aguerris à la souffrance générée par cet effort... Après, ces derniers, dont je fais partie, trouvent des raccourcis (stimuli, etc.) pour récupérer une énergie "neuve" ou "consciente", comme vous voudrez, qui sert leur propre travail. Le dialogue avec son être, par le centre émotionnel, ne peut se faire qu'avec ce type d'énergie.
Ayant été aux côtés de Mr Ruaud, disciple d'un disciple direct de Gurdjieff, je n'ai jamais entendu dire qu'il (Gurdjieff) était dans la pratique du tantrisme... Travailler avec le centre sexuel (qui n'a rien à voir avec le sexuel : c'est l'énergie principale de l'être sur Terre, l'énergie de la nature), c'est de cela que parle le tantrisme.
Religion et bouddhisme
de admin (Posté Jeu, 01 Sep 2011 19:00:55 GMT)
(Publié sur Facebook le 26 février 2011)
La vie est toujours impermanente. Mais celui qui va vers la conscience peut aller vers la permanence, car l'état intérieur est et dure.
Ne plus souffrir et comprendre avec un sentir juste et correct, est la voie véritable.
L'intérêt bouddhiste est qu'il nous sort du monothéisme. Ce faisant, l'évolution n'est plus de croire en un dieu ou en un prophète mais de faire rentrer par la compréhension de son message, la vérité/la conscience dans son c?ur, et être ainsi dans le même état que celui qui vit avec une petite ou une grande partie de la vérité.
Pour moi, cette pratique bouddhiste ensemencera peu à peu le c?ur de tous les pratiquants, même des religions monothéistes. Car cette pratique n'asservit plus l'homme à une personne, une cause, une croyance, mais positionne l'homme dans une liberté à percevoir par lui-même le message donné par l'élévation de sa conscience.
D'autres pratiques parallèles au bouddhisme pourront naitre, mais la situation de tous les croyants changera inévitablement dans une quête non plus vers l'autre mais d'abord à partir de soi...
Une religion est la conséquence de la non-compréhension du message d'un prophète. On pourrait aller encore plus loin et dire que le Christ, est mort sur la croix avec la pleine conscience de l'incompréhension de son message (n'oubliez pas que son message était le suivant aux hommes :0 "N'oubliez pas le verbe/les actes par le c?ur", en fait le centre émotionnel de son être). Pour faire revenir les hommes à la conscience du travail, je pense qu'il fallait les dégouter avec la plus grande fausse façon que les hommes ont encore d'y venir (leurs prédominances intellectuelles, d'où la création d'une religion à partir d'un message, vérité qui n'a rien d'intellectuel..), bible, écrits, interprétations de la bible, tout ceci contribuera à éloigner le message du c?ur, de sa conscience.
Leurs prédominance moteurs, construire des églises, etc. Et pas le 3eme composant, le centre émotionnel ! Mourir sur la Croix et les dégouter par la religion était selon moi dans la destinée du Christ, car sans religion il n'y avait pas la possibilité de leur montrer la façon dont ils se sont trompés depuis 2000 ans...
Je crois que l'ère du verseau est le renouveau vers un peu plus d'émotionnel, un peu moins d'intellectuel oriental ou de moteur occidental.
Le Christ savait bien que les hommes n'étaient pas prêts, même si son message restait vrai. La religion était leur seule plus petite possibilité, et je pense que le Christ avait comprit cela. Il fallait donc qu'ils perdent la voie pour un jour la rechercher sans leurs travers pour l'emprunter à nouveau correctement.