Les nominations, élections et mouvements
La nomination du jour
Comme nous l'avons laissé entendre dans notre lettre du 4 février, Chantal JOUANNO, a été nommée présidente du conseil d'administration de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME). Elle remplace, à ce poste, Michèle Pappalardo pressentie pour devenir commissaire générale au développement durable au ministère de l'Ecologie. Après une maîtrise d'administration économique et sociale, un diplôme de Sciences-Po Paris et l'ENA (1999, promotion Cyrano de Bergerac), Chantal (...)
La newsletter du Bleu de Profession Politique numéro 315
Les nominations, élections et mouvements
La nomination du jour
L'ancien ministre, Léon BERTRAND, 56 ans, a été nommé, en conseil des ministres, inspecteur général de l'administration au tour extérieur. Ce professeur de sciences physiques et naturelles, a débuté sa carrière politique en 1982 en étant élu conseiller général de la Guyane. Il reste en poste seize ans. Il est, entretemps, élu député de la Guyane. il retrouve son siège en 1993, 1997 et 2002. A cette date, il le cède à sa suppléante, Juliana Rimane, afin d'entrer dans le gouvernement Raffarin. Léon (...)
Les interventions des politiques dans les médias
Dimanche 10 février
Canal + - 12h40 - "Dimanche +" : Fadela AMARA, secrétaire d'État à la Politique de la ville, et Laurent FABIUS, député (PS) de Seine-Maritime.
Le compte rendu du Conseil des ministres
PROJET DE LOI Ratification du traité de Lisbonne
Le ministre des Affaires étrangères et Européennes, Bernard Kouchner, a présenté un projet de loi autorisant la ratification du traité de Lisbonne modifiant le traité sur l’Union européenne, le traité instituant la Communauté européenne et certains actes connexes. Le traité de Lisbonne, signé le 13 décembre dernier par les chefs d’État ou de gouvernement des vingt sept États membres de l’Union européenne, met fin à la crise ouverte en Europe par les "non" (...)
Une semaine très politique
Après avoir été éclipsé et parfois humilié par un Président omniprésent, le Premier ministre reprend des couleurs. Le chef du gouvernement s'appuie sur des parlementaires déroutés par le style présidentiel.
Ceux qui avaient enterré un peu vite le poste de Premier ministre en sont pour leur frais. Écrasé, parfois humilié, par un président omniprésent, ramené au grade de simple "collaborateur", ou, dans le meilleur des cas, de coordinateur de l'action gouvernementale, François Fillon retrouve une dimension politique et des (...)
Indiscrets
Porte-parole. Les attaques de Pierre Moscovici contre Henri Guaino ont rencontré un vrai écho parmi les élus du parti majoritaire. "Il dit exactement ce que nous pensons !", remarque un député de droite.
Coué à l'Elysée. "La situation est tout à fait normale lorsqu'on observe les sondages", décrypte un conseiller présidentiel. "Nous sommes dans le "dur" du projet", explique-t-il.
Désastreuse. Jean-François Copé critique vivement le plan média de Jacques Attali autour de son rapport. Une communication (...)
En bref
Sarkozy et l'agriculture
Le 45e Salon international de l'agriculture se tiendra, du 23 février au 2 mars, au Palais des Congrès de la porte de Versailles à Paris. Particulièrement apprécié par Jacques Chirac, le salon sera visité pour la première fois - en tant que président de la République - par Nicolas Sarkozy. Le chef de l'État pourrait même profiter de l'occasion pour faire connaître sa position sur le "bilan de santé" de la Politique agricole commune, qui doit être présenté dans quelques mois par la Commission (...)
PS : un Congrès à oublier
Une consigne, quelle consigne ? Alors que le mot d'ordre officiel de la rue de Solférino était l'abstention - finalement préférée au boycott, décision initiale qui avait créé une nouvelle polémique dans les rangs du PS -, les parlementaires socialistes ont démontré par leur vote à Versailles que parvenir à une position commune sur la question européenne était pour eux chose impossible : 143 abstentions, 121 votes contre et 32 votes pour... Un résultat sur lequel n'a pas manqué de gloser la majorité, sans réelle répartie d'un (...)
Majorité : la "droite plurielle" déjà plombée
À peine évoqué, le projet de confédération associant l'UMP et plusieurs formations centristes fait déjà l'objet de sérieuses réticences.
Difficile de faire plus cacophonique. Voulu par Nicolas Sarkozy, soucieux de donner une meilleure assise à sa majorité présidentielle, le projet de confédération de droite et du centre, dévoilé en fin de semaine dernière par l'AFP, voit ses protagonistes potentiels - l'UMP, le Nouveau Centre, les Progressistes et Gauche moderne, ces deux derniers en instance de fusion (lire encadré) - (...)
Institutions : la rupture de Debré
Le président du Conseil constitutionnel continue d'innover et de rompre à son tour avec les traditions.
Après avoir ouvert le Conseil constitutionnel aux visiteurs et aux médias, après la publication d'un polar à clef sur les coulisses du pouvoir, voilà Jean-Louis Debré qui prend ses distances avec l'obligation de silence sur la vie politique. En appelant le chef de l'État "à plus de retenue" à propos du style présidentiel, Jean-Louis Debré renoue avec délectation avec une posture qu'il affectionne : critiquer Nicolas (...)
Traité européen : le deuil des partisans du "non"
Les opposants au traité simplifié n'ont pas réussi à mobiliser. Certains, comme la LCR, s'inquiètent des conséquences sur les municipales.
Le congrès de Versailles a donc clos les maigres espoirs des "nonistes" de renouveler l'exploit de 2005. Il y a bientôt trois ans, leur fougue avait fait plier les élites hexagonales pour obtenir le rejet de la Constitution européenne lors du référendum. Cette année, ils auront prêché en vain dans le désert trois mois durant, sans parvenir à infléchir en quoi que ce soit l'opinion (...)
L'homme de l'ombre ... JEAN SARKOZY : le super cornac de Martinon
Officiellement, le fils du Président n'est là que pour donner un coup de main désintéressé à David Martinon, en campagne à Neuilly-sur-Seine...
Il est le dernier des Sarkozy à sortir de l'ombre. Le fils cadet du Président, Jean, 21 ans, né de son premier mariage, qui accompagnait souvent son père lors de ses déplacements à l'étranger ces dernières semaines, est devenu depuis peu un personnage public à part entière. Qui refuse la médiatisation personnelle - il ne répond pas aux interviews des journalistes - mais joue un rôle (...)
La vie politique en ... janvier 1982 : les maudites partielles qui annoncent la victoire
La fin de l'état de grâce pour François Mitterrand se mesura dans les sondages, mais aussi, huit mois après son élection, dans des législatives partielles.
Quatre à zéro. Le 17 janvier 1982 marque clairement la fin de l'état de grâce pour François Mitterrand. La droite gagne, ce jour-là, et dès le premier tour, quatre élections législatives partielles, organisées après l'annulation du scrutin de juin 1981 par le Conseil constitutionnel. La gauche recule de près de 6,5 points : grand classique du genre, ses électeurs ne se sont (...)
Delanoë ou comment transformer l'essai
Une question obsède Bertrand Delanoë : comment transformer son éventuel succès municipal en tremplin pour d'autres ambitions ?
Quoiqu'il s'en défende, le maire PS sortant de la capitale en est persuadé : la route de la réélection à l'Hôtel de Ville est ouverte. Au point que de plus en plus de voix à droite s'interrogent pour savoir si Françoise de Panafieu est vraiment la bonne candidate pour reprendre la capitale à la gauche. Qu'importe, il est, bien sûr, trop tard à l'UMP pour changer de chef de file... Reste donc pour (...)
Opinion : le dévissage qui inquiète l'Élysée
Ce n'est pas la politique de l'exécutif qui est rejetée, mais bien la personne du chef de l'État qui a surexposé sa vie privée.
C'est un sondage qui fait jaser au sommet de l'État : selon une enquête Ifop publiée par Paris Match, Nicolas Sarkozy perd 7 points, avec 46 % d'opinions favorables. Soit 11 de moins que François Fillon, lequel progresse de 5 points, à 57 %. Qui l'eût cru ? Le président dévisse, le Premier ministre, censé être plus près de la disparition que de l'ascension, creuse l'écart - un phénomène qui n'est (...)
Ils l'ont dit
" Cela a une fonction absolument précise, qui est de détourner l'attention des citoyens (...) de l'essentiel pour la porter vers l'accessoire. "
François Bayrou, à propos du mariage de Nicolas Sarkozy avec Carla Bruni, RTL, 03/02/2008
" L'autorité de l'État et la légitimité conférée par le peuple supposent une certaine retenue et une certaine dignité dans la fonction. "
Jean-Louis Debré, Radio J, 03/02/2008
" Je ne savais pas que le Conseil constitutionnel était chargé d'être l'arbitre des comportements dans (...)
L'énigme Bordeaux
Au vu de la vague rose que prophétisent certains leaders socialistes, le cas de Bordeaux en vient à les intriguer. Ils se demandent comment Alain Juppé fait pour résister à Alain Rousset...
Le PCF et l'espoir havrais
Du côté du PCF, on s'attend, comme à chaque scrutin, à une nouvelle bérézina aux municipales, notamment dans l'ex-banlieue rouge où le PS promet de tailler des croupières aux villes communistes. Pour se sauver, la place du Colonel-Fabien mise tout sur Daniel Paul, le député PCF de Seine-Maritime, qu'elle juge en capacité de reprendre la mairie du Havre à Antoine Rufenacht, seigneur des lieux depuis (...)
Marseille dans la poche
L'euphorie qui gagne les rangs du PS est telle que rue de Solférino, on est désormais persuadé que Marseille va tomber dans l'escarcelle de Jean-Noël Guérini. "La chute de Gaudin, cela va être le coup de tonnerre des municipales", prophétise un prétendant socialiste.