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Psychanalyse en mouvement forum
La psychanalyse aujurd'hui: un forum pour échanger des idées, des rélexions, des questionnements autour de la psychanalyse: psychanalyse et argent, psychanalyse et nombre de séances, durée de la psychanalyse, le transfert en psychanalyse, psychanalyse et psychothérapie. Expériences, témoignages, anorexie, cleptomanie, psychogénéalogie, sublimation [La psychanalyse aujourd'hui] Re: L'analyste se soigne t-il/elle par son analysant(e)?
coucou "Comment un analysant pourrait-il faire une analyse, la sienne, s'il était analyste de son analyste ? Ca me semble vraiment impossible. " et pourtant c'est vrai,l'analyste n'a jamais fini avec lui et ça vas encore au delà,!!!!! mais je dirais comme mr bismuth sur un autre sujet et un autre post qu'il est encore trop tot pour aborder ce sujet. si je pouvais me permettre de vous donner un conseil ,ce serais de penser dabord a vous et pas a votre analyste! cordialement nathanael [La psychanalyse aujourd'hui] Re: L'analyste se soigne t-il/elle par son analysant(e)? Oui Gabrielle, rassure toi j’ai choisi ma psychanalyste. Aussi, je ne me sens pas analyste de ma psychanalyste. Juste ce que je me demande c’est du côté de notre psychanalyste est-il/elle obligée d’accepter toute demande en analyse ? Est-ce un hasard si il/elle accepte tel(el) analysant(e) plutôt qu’un(e) autre ? Amitiés :) Ingrid [La psychanalyse aujourd'hui] Re: L'analyste se soigne t-il/elle par son analysant(e)? Comment un analysant pourrait-il faire une analyse, la sienne, s'il était analyste de son analyste ? Ca me semble vraiment impossible. Et puis un analyste a rarement un seul analysant. Et puis en principe il (l'analyste) est déjà "soigné". Et puis c'est plutôt l'analysant qui choisit son analyste ("choisit" est mal ... choisi, c'était un autre sujet ici récemment). Et puis, et puis :-) j'arrête ! Au sujet du tabou, voilà ce qu'en dit le TLF (ci-dessous). La plupart des tabous sont indépassables, certains sont indiscutables, d'autres peuvent être sautés (ceux qui osent le faire ouvertement, ou les premiers, sont peut-être appelés poètes, artistes ou créateurs après avoir été ... provocateurs). C'est caricatural, bien sûr, la culture au sens large faisant la barrière, mouvante. Et en psychanalyse il est vivement recommandé à l'analysant de sauter celui de la parole, mais c'est une autre histoire ... (un fil à ouvrir, si ce n'est déjà fait ?) Amicalement, Ingrid, Gabrielle PS. Citations entre guillements "...", je ne sais pas remettre l'italique disparu dans le copier-coller. TABOU, subst. masc. et adj. I. Subst. masc. A. ANTHROPOLOGIE 1. Personne, animal, chose qu'il n'est pas permis de toucher parce qu'il (elle) est investi(e) momentanément ou non d'une puissance sacrée jugée dangereuse ou impure. "Le mot « tabou », révélé par l'étude des langues polynésiennes dans lesquelles il désigne certaines choses dont l'usage n'est pas permis, est employé maintenant couramment par les ethnographes comme synonyme d'interdit (Hist. sc., 1957, p. 1502)". 2. P. méton. Interdiction de caractère sacré qui pèse sur une personne, un animal, une chose. "Le tabou, commun aux peuples de race polynésienne, a pour effet immédiat d'interdire toute relation ou tout usage avec l'objet ou la personne tabouée. Selon la religion maorie, quiconque porterait une main sacrilège sur ce qui est déclaré tabou, serait puni de mort par le Dieu irrité (VERNE, Enf. cap. Grant, t. 3, 1868, p. 131)". "La vie tout entière du nègre de Guinée est empêtrée de rites et de superstitions qu'il serait aussi dangereux d'enfreindre que celle du tabou polynésien (VIDAL DE LA BL., Princ. géogr. hum., 1921, p. 204)". B. 1. Interdit d'ordre culturel et/ou religieux qui pèse sur le comportement, le langage, les mœurs. Tabou linguistique, sexuel. "L'homme est naturellement moral, si l'on entend par là que l'homme vit partout en société, et que dans toute société il y a des « mœurs », des usages qui s'imposent, des obligations, des tabous (LÉVY-BRUHL, Mor. et sc. mœurs, 1903, p. 201)". "Quand on songe au nom de « père » que les psychanalysés donnent sérieusement ou ironiquement à leur analyste, il semble bien que le tabou de l'inceste a inspiré quelque peu la codification du transfert (CHOISY, Psychanal., 1950, p. 188)". 2. P. ext. Règle d'interdiction respectée par une collectivité. "Gardons-nous de sous-estimer la puissance persistante de ce vieux tabou: « Tu ne feras d'histoire qu'avec les textes » (L. FEBVRE, Vers une autre hist., [1949] ds Combats, 1953, p. 429)". "Seule la répétition et un travail personnel apportent l'outil et la formation à la méthodologie passe par la critique de la méthode elle-même. Il faut abolir le tabou selon lequel, à l'école, on ne parle pas de l'école. Il faut montrer aux élèves comment remettre constamment en cause l'apprentissage lui-même, comment se démonte leur propre apprentissage (B. SCHWARTZ, Réflex. prospectives, 1969, p. 18)". II. Adjectif A. [En parlant d'un inanimé abstr. ou concr.] 1. [Corresp. à supra I A 2] Qui est l'objet d'un tabou. "En quoi le fait de toucher un objet tabou, un animal ou un homme impur ou consacré (...) a-t-il pu jamais constituer un danger social? (DURKHEIM, Divis. trav., 1893, p. 37)". "Chez les Esquimaux du Groenland (...) il est impossible d'acquérir une gloire immortelle, car le nom d'un mort est tabou (LOWIE, Anthropol. cult., trad. par E. Métraux, 1936, p. 220)". 2. [Corresp. à supra I B] a) Qui est interdit par une crainte sacrée, surnaturelle. "Nous sentons à la fois que nous abordons des sujets tabous dont l'évocation seule pourrait déchaîner la colère céleste et que nous commettons ce sacrilège dans une confortable sécurité (MAUROIS, Sil. Bramble, 1918, p. 57)". b) Qui ne peut être fait, prononcé, touché par crainte, par respect, par pudeur. Statuette taboue; mot tabou. "Chose étrange, notre hôtel semble tabou: pas une balle dans les vitres. Il y a sans doute bonne entente entre le patron et les insurgés (T'SERSTEVENS, Itinér. esp., 1963, p. 288). Un nom propre devenu tabou (PERROUX, Écon. XXe s., 1964, p. 119)". B. [En parlant d'une pers.] Qui est l'objet d'une considération, d'un respect qui ne se discute pas. "Il nous paraît inexcusable de (...) n'avoir pas étudié à fond quelques-uns de ces écrivains tabous (BREMOND, Hist. sent. relig., t. 4, 1920, p. 492)". [La psychanalyse aujourd'hui] L'analyste se soigne t-il/elle par son analysant(e)? Gab Écrivait: ------------------------------------------------------- > > Bonjour Ingrid, > Ce n'est pas l'analyste qui fait une psychanalyse, > mais l'analysant ... > La "censure" de l'analyste, ce serait > l'auto-censure de l'analyste, ou la censure qu'il > exercerait ? > J'aurais tendance à penser que le premier cas > serait "dans le cadre", le second cas "hors-cadre" > de l'analyse. > Amicalement, > Gabrielle Coucou Gabrielle Pour répondre à ton message, je préfère ouvrir un autre fil, car sinon je vais me sentir hors sujet, et je suis mal à l’aise. Tu vas sans doute me prendre pour une folle, mais j’ai entendu dire que l’analyste se soignait par son analysant(e). Mais, peut-être qu’il ne faut pas prendre au pied de la lettre, parce ça n’empêche pas que l’analyste a vécu le transfert déjà dans sa propre analyse, et le vit aussi avec nous, et il/elle est là pour ne pas que ça dérappe ? A moins que ça soit tabou ? Quoiqu’il en soit, de mon côté, ça me renvoie aujourd’hui à ce dont je me souviens de ce que m’avait dit une fois ma psychanalyste. C’est une des fois où je lui avais dit que ça serait mieux que j’arrête mon analyse, car j’ai trop mal, et j’avais aussi l’impression que ça ne passait pas avec elle. Et là, elle m’ a répondu qu’au contraire que ça passait trop bien justement. Sinon, je ne sais pas si tu te souviens de la question que j’avais posé sur un autre fil ici. Je me suis demandée ce qui fait qu’un(e) analyste choisit un(e) analysant(e) plutôt qu’un(e) autre ? Ca m’avait déjà travaillé la 1ère année de mon analyse (ça fait 3 ans que je suis en analyse). Bises Ingrid [La psychanalyse aujourd'hui] Re: Soyez libres, associez! Ingrid ; "Pour ce qui est de la censure, dans mon analyse je ne la sens pas qu’à sens unique. Pourquoi n’y aurait-il que l’analysant(e) qui se censurerait ? " Bonjour Ingrid, Ce n'est pas l'analyste qui fait une psychanalyse, mais l'analysant ... La "censure" de l'analyste, ce serait l'auto-censure de l'analyste, ou la censure qu'il exercerait ? J'aurais tendance à penser que le premier cas serait "dans le cadre", le second cas "hors-cadre" de l'analyse. Amicalement, Gabrielle [La psychanalyse aujourd'hui] Re: Soyez libres, associez! de vous a moi sans reflechir :) [La psychanalyse aujourd'hui] Re: Soyez libres, associez! Lol! Excellent! Chauve ====> Père eu queue====>....? A vous! (:P) [La psychanalyse aujourd'hui] Re: Soyez libres, associez! bonjour personne Il trouve " tiré par les cheveux" celui qui dit ça! (:P) [La psychanalyse aujourd'hui] Re: Soyez libres, associez! Bonjour Chocolatine, J'aime bien le mot dérive, que vous employez pour décrire comment se passent ces moments. Lorsqu'un bateau dérive, il est porté par la mer, il ne contrôle plus, mais ça l'emmène quelque part. Sur une belle ile pleine de cocotiers, qui sait? [La psychanalyse aujourd'hui] Re: Soyez libres, associez! Francis Bismuth Écrivait: ------------------------------------------------------- > Bonjour, > Pour répondre à la question initiale de Personne, > j'avais pour ma part beaucoup de mal à librement > associer sur le divan. Je censurais des pensées > qui me venaient. Parfois, j'intellectualisais, > parfois je me taisais obstinément (et parfois, > j'associais librement, en silence, ou à haute > voix). Cette consigne de "dire tout ce qui vient, > avec les mots qui viennent", qui semble ouvrir un > large espace de liberté d'expression, s'avère > difficile à mettre en oeuvre pour nombre de > personnes ou selon les moments, mais il n'est pas > nécessaire de réussir pour persévérer, et cette > difficulté peut être générée, consciemment ou > inconsciemment, tant par l'analysant, que par > l'analyste, que par les modalités de transfert et > de contre-transfert. > Bonjour Francis, Vous avez raison,il n'est pas nécessaire de réussir à associer, bien sur. Dans tout ce que l'on dit, ou dans ce que l'on ne dit pas,les lapsus , les actes manqués,etc... il y a matière à analyser. [La psychanalyse aujourd'hui] Re: Soyez libres, associez! nathael Écrivait: ------------------------------------------------------- > bonjour > > il est chauve,voila une premiere association ,j'ai > repondu sans reflechir,meme si c'est stupide. > (:P)(:P) > > c'est facile pour moi,dire ce qui vous passe par > la tete. > > voyez j'ai tapé "vous" au lieu de "me",un > lapsus;je le laisse Bonjour Nathael, Qui est chauve? (:P) [La psychanalyse aujourd'hui] Re: Alerte rouge: L'avenir de la psychanalyse ... à l'université bonjour c'est la theorie,elle me semble importante,mais le principal c'est qu'elle fonctionne,l'analyse,et que vous alliez bien ou mieux. amicalement nathanael [La psychanalyse aujourd'hui] Re: Soyez libres, associez! ingrid vous voudriez quelle soit autre chose? lui avez vous dit? il y a parfois des transferts difficiles a entendre,elle doit pouvoir. amicalement nathanael [La psychanalyse aujourd'hui] Re: Soyez libres, associez! Bonsoir Nathanael Pour vous répondre, ce que je veux dire c’est que je suis frustrée qu’elle ne soit que ma psychanalyste. Pour ce qui est de me censurer, c’est toujours comme d’habitude ma peur de la toucher, de son retour, de ce qu’elle ressent, de ce que ça lui fait. J’en avais déjà parlé ici je crois, je ne sais plus. Bonsoir Francis Oui c’est une autre question que je posais dans mon message, désolée. Je ne suis pas toute seule en séance et je ne peux pas m’empêcher de penser toujours à ce qui se passe chez ma psychanalyste quand je lui parle. Suis-je la seule comme analysante à ressentir ça dans mon analyse ? Merci de ce que vous en dites. J’ai aussi lu ce qu’en dit Virginie. Amitiés :) Ingrid [La psychanalyse aujourd'hui] Re: Soyez libres, associez! Bonsoir à tous, Personne, votre question sur l'association libre est importante. Je m'y essaye sans être forcément convaincue d'y parvenir ... en général, je commence ma séance en parlant de choses dont je voulais parler (cela peut être un évènement survenu durant le temps interséance, ou un rêve) et de là, je dérive au gré de ce qui me vient à l'esprit. Cela peut se faire aussi grâce à une remarque de mon psy. Alors dans ces moments de dérive, j'essaye de m'écouter car je sais que c'est là que l'inconscient se manifeste. Et il m'est arrivé parfois de reprendre une phrase parce que telle qu'elle a été formulée, elle a fait émerger quelque chose. Ou alors, en dehors de ma séance, en repensant à ce que j'ai pu dire, ça s'éclaire soudain. Bien sûr, mes paroles sont entrecoupées de silence que je vis comme un temps de respiration nécessaire pour mieux penser à ce qui vient de se dire ou parce que ça bloque et qu'il faut parfois du temps pour dire ce qui n'est pas si facile, si avouable ... d'ailleurs cet inavouable s'est caché une fois derrière une expression usuelle et courante que je venais d'employer. Et cela m'a permis de pouvoir enfin parler d'un vieux traumatisme et d'ouvrir une porte. En fait, je dirais que globalement, j'ai l'impression d'arriver à associer surtout en fin de séance ... dans les dernières minutes. Parceque finalement il me faut un certain temps pour lâcher prise. Comme un temps d'adaptation en quelque sorte. Chocolatine [La psychanalyse aujourd'hui] Re: dédié à l'urgence du "prés", de la source ET de l'inattendu Chargez Realplayer... [La psychanalyse aujourd'hui] Re: Soyez libres, associez! Bonjour, Pour répondre à la question initiale de Personne, j'avais pour ma part beaucoup de mal à librement associer sur le divan. Je censurais des pensées qui me venaient. Parfois, j'intellectualisais, parfois je me taisais obstinément (et parfois, j'associais librement, en silence, ou à haute voix). Cette consigne de "dire tout ce qui vient, avec les mots qui viennent", qui semble ouvrir un large espace de liberté d'expression, s'avère difficile à mettre en oeuvre pour nombre de personnes ou selon les moments, mais il n'est pas nécessaire de réussir pour persévérer, et cette difficulté peut être générée, consciemment ou inconsciemment, tant par l'analysant, que par l'analyste, que par les modalités de transfert et de contre-transfert. Ingrid, vous écrivez plus haut : "Pourquoi n’y aurait-il que l’analysant(e) qui se censurerait ?". Si l'analyste exerce une sorte de libre association, du moins pour partie, en s'escrimant à une "attention flottante" (cf. La Technique analytique et un article de V.M., ici ou sur www.squiggle.be), il ne peut se permettre d'exprimer à haute voix et systématiquement, tout ce qui lui vient à l'esprit, pour différentes raisons (que je ne développerai pas ici, ou pas maintenant). C'est une autre question que vous soulevez cependant, en parlant de la "censure" du psychanalyste : s'autoriser - pour l'analyste - à examiner tout ce qui lui vient à l'esprit durant la séance, ouïssant les propos de l'analysant, ses silences et ses soupirs, c'est une chose. Etre sourd - pour l'analyste - à certains moments de la séance, en est une autre. Ne pas dire systématiquement à l'analysant et à haute voix ce qui vient à l'analyste est encore autre chose, et une nécessité dans le cadre de la conduite de la cure. A bientôt, FB [i]PS : V.M. sur l'attention flottante ici : http://squiggle.be/question-a-un-psychanalyste/virginie-meggle-paris-qu-est-ce-que-l-attention-flott-2.html[/i] [La psychanalyse aujourd'hui] Re: Soyez libres, associez! bonjour ingrid "je pense en partie à cause de mon désir que ma psychanalyste ne tienne pas sa place." que voulez vous dire par là? pourquoi vous censurez vous? en theorie votre analyste se connait suffisamment pour ne pas vous manger! nathanael [La psychanalyse aujourd'hui] Re: Soyez libres, associez! Coucou Personne De mon côté, je peine à faire mes propres associations, et c’est je pense en partie à cause de mon désir que ma psychanalyste ne tienne pas sa place. Pour ce qui est de la censure, dans mon analyse je ne la sens pas qu’à sens unique. Pourquoi n’y aurait-il que l’analysant(e) qui se censurerait ? Amitiés :) Ingrid [La psychanalyse aujourd'hui] Re: Soyez libres, associez! bonjour il est chauve,voila une premiere association ,j'ai repondu sans reflechir,meme si c'est stupide. (:P)(:P) c'est facile pour moi,dire ce qui vous passe par la tete. voyez j'ai tapé "vous" au lieu de "me",un lapsus;je le laisse |


