|
Annuaire |
Référencement Flux RSSDémultipliez les liens et backlinks vers votre site ! |
|
|
Nectar du Net, le meilleur des blogs
Vous n’avez pas le temps de surfer sur Internet, d'aller à la découverte des sites Internet, des blogs, des buzz. Pleine de bonne volonté, Aude se propose via ce blog de le faire pour vous en vous concoctant son Nectar du Net au quotidien. Quand le passage de l'imaginaire au réel ne pardonne pas
Ayant décidé de me lancer dans l?écriture d?un roman à succès, un roman qui marquera des générations entières pendant plusieurs millénaires, il m?a fallu me résigner à moins m?éparpiller. Cependant je rassure les quelques rares lecteurs encore présents malgré mon éloignement, en particulier ceux qui m?ont posé la question, je ne suis ni dépressive, ni suicidaire, ni enceinte, ni au Tibet en retraite bouddhiste pour éveiller le bodhisattva qui sommeille en moi (quoique cette idée m?a traversé l?esprit de nombreuses fois je l?avoue), je réfléchis, j?écris, même si c?est moins visible, pour assouvir une passion, tenter de réaliser un rêve d?enfant, et si ça foire je ne regretterai pas d?avoir tenté l?aventure. Voilà, ça c'était pour mon passage personnel dans l'autre sens, du réel à l'imaginaire. Par ailleurs, je parcours à mes heures perdues un bouquin sur l?Histoire du cinéma, et j?ai eu envie de partager cette anecdote surprenante avec vous. A la fin des années 20, le film de muet devient sonore. Ce qui est une petite révolution à l?époque, et entraîne la création de genres nouveaux tels que la comédie musicale. Il y eut un temps d?adaptation nécessaire car toute l?organisation sur le plateau en est chamboulée (nécessité de couvrir les bruits occasionnés par les gens et les déplacements de caméras, les micros). De plus, ce progrès fait perdre à Hollywood un public non anglophone qui réclame des films dans sa langue. Une conséquence plus étonnante est la mise au rebut de certains acteurs à la carrière jusqu?alors brillante mais dont la voix et l?accent déçoivent les spectateurs. Un peu de poésie, dans ce monde de brutes et de cataclysmes En cette journée mondiale de la poésie, enfin une réellement utile et belle pour l'humanité, j'aimerais partager avec vous quelques vers qui m'ont touchée, et en particulier ceux de Jean Lahor, qui n'est malheureusement plus publié, ce qui est à mon sens une belle connerie étant donné que c'est le meilleur et par conséquent mon poète préféré. Je lui rends donc hommage ici. Je rends aussi hommage à l'amour et tout ce que la passion et le désir font vibrer et palpiter en nous, parfois douloureusement : Tu ne me connais pas, tu ne sais qui je suis, Tu ne m'aperçois pas, le soir, quand je te suis... Secouée, sans illusions Un vieux billet d'archives qui se met malencontreusement en ligne ce matin (je viens de le supprimer, désolée), le Japon secoué, submergé, terrassé, puis sous menace nucléaire, à moitié irradié déjà, alors que tout roulait il y a une semaine, Kadhafi qui s'en prend violemment sans aucun... Notre dîner de blogueuses avec Jacques Higelin Ou comment je me suis invitée à sa table en lui racontant ma vie. Quand j'étais petite, à Tokyo Quand j'étais bébé, j'ai découvert le monde, ses joies et ses peines dans une ville étrange, bien loin de ma France actuelle, à Tokyo. On ne s?improvise pas écrivain ou poète Depuis que je me prends au jeu de l?écriture, je ne lis plus de la même manière. Je suis plus attentive aux tournures, aux mots, au style, à ce qu?ils font chanter ou vibrer en moi, et autant je peux être transportée par un auteur, autant je peux carrément m?ennuyer avec un autre :peu de crédibilité dans l?histoire, plume hésitante ou manquant cruellement d?émotion, de passion, de sincérité. C?est assez fascinant de constater que de grands auteurs, comme Zola qui a écrit ses premières ?uvres puis sa superbe série des Rougon-Macquart, soit 20 romans, sur une durée de 30 ans, garde le même style constant et excellent d?un livre à l?autre. Je dévore Thérèse Raquin (l?un de ses premiers romans, 1867), l?Assommoir (1877) et la Bête Humaine (1890) avec le même plaisir et la même exaltation. Zola dépeint avec toujours autant de talent et de réalisme les différentes couches de la société, chaque personnage, chaque ville, chaque métier prend vie dans mon imaginaire avec la même facilité, sans que je me dise : « tiens là on voit qu?il maîtrise enfin et qu?il a pris de l?assurance le bougre ». A croire que chaque roman pondu ne peut qu?être qu?un chef-d??uvre venant de lui, c?est ainsi, on naît puis on est grand auteur ou on laisse tomber, c?est tout. En revanche, pour Fatou Diome, on sent au fil de ses ?uvres que le temps et l?expérience jouent en sa faveur, et qu?elle n?est plus aujourd?hui l?auteur hésitant et tâtonnant de ses débuts, ce qui me semble plus logique et naturel. Ainsi, entre Inassouvies nos vies, embrouillé et naïf, et Celles qui attendent, un bijou de poésie et d?émotion, Fatou Diome a connu une progression faramineuse selon moi dans l?écriture, la cohérence, la clarté, la crédibilité. Dans ce dernier roman, elle atteint un sommet, et se dirige certainement vers d?autres cimes à l?avenir. A moins que ? Parfois, l?exploit n?est pas toujours renouvelé, malgré les espoirs et les efforts. Dans ce cas, on voit clairement que la pratique paie, et qu?une plume gagne en qualité et en saveur avec le temps, tirant des leçons de ses errances passées. Mais il ne faut pas se leurrer, ces écrivains à succès sont doués, indubitablement, et ne s'improvisent pas écrivains en ayant juste lu deux BD des Schtroumpfs... Pourquoi j'adore la Saint-Valentin... Et oui, on ne peut rien vous cacher, je suis une amoureuse, une romantique, une sentimentale, une rêveuse, rêveuse et fan de tout ce qui est beau, de tout ce qui est rouge, de tout ce qui s'aime, de tout ce qui est en forme de coeur (mais aussi d'étoile et de lune). A croire que la Saint-Valentin a été créée pour moi. Quel bonheur sans nul autre pareil de s'émerveiller sous ces cascades de rubis, de papillonner gaiement à travers les rues de la ville qui se transforme, qui se pare d'amour avec un grand A, qui nous invite à éveiller nos multiples sens, à nous abîmer dans la luxure et la concupiscence, à nous enlacer tendrement puis sauvagement, à nous dévorer de baisers, et surtout, surtout, à s'acheter des cadeaux très chers et pas du tout kitsch... Street art : ces chaussures suspendues Auschwitz, une douloureuse évocation, un devoir de mémoire La première fois que j?ai réellement été confrontée à l?extermination des juifs, le pan de notre Histoire dont j?ai le plus honte aujourd?hui, qui m?abasourdit rien que de l?évoquer, j?avais 12 ou 13 ans. Mon prof d?histoire avait réuni ses deux classes de 5ème et nous a projeté un beau matin ce documentaire cru, froid, sans concessions, boum, prends-toi ça dans la gueule, allez, voyage au plus profond de ce que tu peux être, petit jeune immature qui ne connaît encore rien de l?homme et de la vie : Nuit et Brouillard. Sidérée j?étais, assise au fond de la classe sur une table, blaguant au début avec les copains, je n?ai plus émis un son ni décroché une seconde le regard de ces horreurs qui apparemment avaient été commises de sang-froid, quelques dizaines d?années seulement auparavant, par nous, choisissant nos semblables comme victimes de cette barbarie. Des montagnes de chaussures, de lunettes, de cadavres squelettiques, de regards perdus ont ensuite hanté mes nuits. Proposition malhonnête Samedi, je reçois ce mail d'une amie : Salut Aude, Je te fais une proposition malhonnête (enfin surtout malheureuse pour MisterNec) : un ciné demain (dimanche) à 18h45 au Concorde : "Le nom des gens". L'horaire peut être vu comme un frein ou une opportunité ! (NDLR pour les non parents : c'est l'horaire le plus chaud et pétage de plombs de la journée : bains, dîner et mise au lit des monstres). A toi de voir, mais tu as peut-être déjà vu le film vu que t'es tout le temps fourrée au ciné (à en croire ton Nectar). J'avoue que ce petit mot m'a bien fait rigoler. Pour ne pas risquer de perdre une amie, et malgré mon sens aigu des responsabilités familiales et ma motivation pour ce marathon infernal qui débute à 18H30, j'ai accepté, et cette décision a peut-être été la plus difficile de toute ma vie (mais oui, allez, hurlez, offusquez-vous, traitez-moi de tous les noms, je m'en fous). |


