Portail du littéraire, ActuaLitté offre chaque jour un tour d'horizon sur les livre, les parutions, et l'actualité, pour prendre la température du secteur.
Avec des chroniques, des interviews, des reportages et des articles réguliers, toute la littérature s'est donné rendez-vous dans nos colonnes.
Dans les couloirs, on sait pertinemment que Claude Allègre aurait rêvé d'un portefeuille ministériel. Mais, en mal de l'obtenir, il cherche à éviter l'oubli médiatique. C'est ainsi que l'ancien ministre de l'Education nationale s'est mis en tête de créer la Fondation pour l'écologie productive.
Cet organisme sera chargé d'assurer « la promotion d'actions qui résolvent les problèmes écologiques de la planète tout en créant de la richesse et des emplois »...vaste programme. D'après le géochimiste Claude Allègre, déjà plusieurs entreprises seraient prêtes à s'engager autour de cette fondation.
Et pourtant, on est en droit de s'étonner de ces nouvelles prises de position de Claude Allègre. En effet, il ne faut pas oublier qu'il n'a pas été le dernier à s'en prendre aux écolos, remettant en question la véracité du réchauffement climatique. Affaire à suivre...
Il est âgé de 90 ans et publie des choses étonnantes, presque inattendues. René de Obaldia reste une sorte d'OVNI littéraire tel que l'on en rencontre peu.
Le magazine Lire est allé à sa rencontre, et Françoi Busnel en redemande durant une interview simple et efficace. « On me dit souvent que je fais plus jeune que mon âge. Je réponds toujours que c'est parce que je n'ai jamais eu la notion du temps. »
Le Ministère vient de rendre public le bilan des évaluations effectuées sur le CE1 au cours de l'année scolaire 2008/2009. Déjà il se félicite des résultats obtenus par les élèves. Les données ont pu être collectées sur 85 % des élèves. Et, 75 % d'entre eux obtiennent des résultats satisfaisants : leur entrée en classe de CE2 devrait bien se passer.
En effet, ils maîtrisent de façon correcte les bases des mathématiques comme du français. Mieux encore, la moitié des élèves sont d'un niveau très satisfaisant : ils sont 44 % en français et 47 % en mathématiques. Mais il ne faut pas pour autant oublier les 25 % qui se sont plutôt mal débrouillés avec les compétences requises pour passer ces évaluations.
Ils sont tout de même 18 % en français et 15 % en mathématiques à devoir bénéficier d'un soutien important pour arriver à faire face au retard qu'ils accumulent déjà. Pour cela, le Ministère compte pouvoir utiliser à plein les différents systèmes d'aide qu'il a mis en place sur le primaire.
Si pour le poète Benard Colin, le septième jour est celui de la peinture, il faut que celui-ci en profite, car cela ne va pas durer.
Les craintes de dérives de la loi sur le travail dominical continuent et s'amplifient. Le nouveau projet ne doit, en théorie, attribuer d'autorisations d'ouverture le dimanche que pour les commerces situés dans les zones touristiques ou thermales. Et Dieu inventa le « Puce »: cette dérogation, qui pourrait être accordée pour une durée de cinq ans, serait en effet gracieusement offerte aux commerces implantés dans un « Périmètre d'usage de consommation exceptionnel » (Puce). Un moyen pour l'ex-ministre du Travail, Brice Hortefeux, de stimuler l'emploi.
Mais la controverse ne cesse de grandir face à la multiplication de ces dérogations. C'est notamment l'interprétation, très hasardeuse, de ce qu'est une « commune touristique » et un « Puce », qui laisse imaginer une généralisation du travail dominical.
La CGT a ainsi observé vendredi que le gouvernement se trouvait « pris au piège » par sa réforme, a-t-on appris de l'AFP. Une rencontre est prévue mardi, entre la commission des Affaires sociales du Sénat et des représentants des cinq centrales syndicales. La confédération de Bernard Thibault y voit un signe démontrant « l'imbroglio dans lequel se trouve le gouvernement, pris au piège par un texte qui, d'exception en dérogation, conduira à la généralisation du travail du dimanche, et ceci, malgré les affirmations des promoteurs de la loi et du président de la République ».
Le texte doit être débattu du 7 au 11 juillet. Ce qui laisse le temps aux syndicats de continuer à dénoncer les « chausse-trappes et les supercheries » que la CGT se félicite d'avoir découverts.
Il avait fait une première apparition dans nos colonnes avec une vidéo qui ne manquait pas de panache... Voilà qu'il remet le couverte, ou la dédicace, si l'on peut dire et qu'il ouvre grand le tiroir-caisse pour assurer la promotion de son futur titre, Ma vie ratée d'Amélie Poulain.
Place à Frédéric Huet, qui échappe pour le moment à Albin Michel et son auteure belge, mais risque d'avoir à courir très vite le jour où on lui mettra la main sur le col... Le livre sera publié chez Anabet, pour la rentrée littéraire...
Lors d'un déplacement hier à Lusanger, dans l'Académie de Nantes, le ministre de l'Éducation nationale Luc Chatel a abordé la question épineuse des Assistants de vie scolaire (AVSI). Le ministre s'est engagé à « examiner au cas par cas la continuité de l'accompagnement individualisé des élèves handicapés ».
En effet, les AVSI, qui sont chargés d'assister les enfants handicapés dans le cadre d'un établissement scolaire classique, font partie des 30 000 Emplois vie scolaire (EVS) arrivant prochainement à expiration et ne devant pas être renouvellé (sur 42 500 EVS au total). Face à une polémique montante, Luc Chatel s'était engagé à maintenir les 30 000 emplois. Néanmoins, les problèmes et les interrogations ne s'arrêtent pas pour autant.
Tout d'abord, les 30 000 personnes qui en ont bénéficié jusque-là et qui arrivent en fin de contrat doivent trouver un autre emploi. Ce qui a poussé une intersyndicale composée du Sgen-CFDT, du SE-Unsa, du Snuipp-FSU, de l'Unsen-CGT et de l'Union nationale des collectifs d'employés de vie scolaire à solliciter un entretien avec Nicolas Sarkozy.
Par ailleurs, deux sénateurs (PS et UMP) ont présenté les conclusions de leur rapport sur les AVS, démontrant une situation problématique du point de vue de leur formation et leur statut. Luc Chatel a donc demandé aux Inspections générales, en relation avec Laurent Wauquiez, secrétaire d'État à l'Emploi, de lancer un audit des dispositifs de formation et de validation de compétences dans le cadre des contrats EVS.
Le problème le plus sensible avec les AVSI, est que même si les postes sont maintenus, les titulaires risquent de changer : un turn-over négatif pour les personnes en contrats EVS qui vont être au chômage, mais aussi dommageable pour les élèves handicapés dont le suivi était individualisé et lié personnellement et affectivement à l'assistant.
On a longuement parlé de la proposition d'emploi faite par Amazon qui recherche un développeur s'y connaissant un brin dans le secteur de Windows Mobile, probablement en vue de la création d'une application pour les portables tournant sous cet OS. Mais ce serait aller un peu vite en besogne, même pour un vendredi après-midi de fin de semaine harassante que de s'arrêter là.
Quoique...
Bon, non. Passant outre cette possibilité, voici qu'une intéressante - ô combien ! - information tombe sur le dépôt d'un brevet par Apple, que nous remémore Galley Cat.
Sobrement intitulée Gestures for Touch Sensitive Input Devices, cette demande estampillée n ° 20080204426 décrit en effet une méthode pour simuler le fait de tourner une page dans un véritable livre papier. Et concerne donc les appareils d'Apple.
Genre iPod Touch et iPhone toutes générations confondues. On en trouvera tout le long détail à cette adresse.
Mais alors, depuis le mois d'août 2008 que le dépôt a été fait... qu'en a fait Apple ? Intéressante question, non ?
Rien de plus prévisible : la décision du juge Deborah A. Batts qui a condamné la publication du livre 60 years later: Coming through the rye, a bien évidemment été contestée par son éditeur américain, qui voit s'échapper non seulement une petite poule aux oeufs d'or, mais également l'occasion de profiter d'un mouvement médiatique de masse.
Il a exprimé clairement son intention de faire appel de la décision qui a signifié « un arrêt temporaire » de la distribution sur le territoire étatsunien. Un comble attendu que l'ouvrage serait attendu par des milliers de lecteurs, et qui justifie pleinement qu'il soit fait appel de la décision.
Edward H Rosenthal, avocat du cabinet Francfort Kurnit, a déclaré que l'équipe était très déçue de la décision prise que d'interdire le livre, qui serait, selon lui, un important travail critique à l'égard du livre originel de Salinger, L'Attrape-coeurs.
« En raison de la décision du tribunal que d'interdire le livre, le public est ainsi privé de la possibilité de lire cet ouvrage et de décider par lui-même si cela ajoute à leur compréhension du travail de Salinger », conclut l'éditeur.
Vous aimez la Science fiction (SF) et la fantasy ? Vous aimez passer des heures à suivre les fils sur Twitter ? Alors, sachez que toute la microsphère de la Science fiction et le gratin des auteurs SF investissent massivement Twitter. C'est ce que détaille le site ActuSF.
Voilà une preuve de plus s'il en était besoin que les auteurs croient fermement au pouvoir prescripteur de Twitter dans la promotion des livres en général et des leurs en particulier.
Recevez ainsi la photo de la compagne de l'auteur de romans et de bande dessinée, Neil Gaiman. Ne ratez pas les infos techno du blogueur, journaliste et auteur Cory Doctorow. Et encore plus d'actus de William Gibson ou Bruce Sterling.
Une douzaine de liens de fils Twitter sont disponibles sur ActuSF. Pour être plus geek que Nathalie Kosciusko-Morizet...
Réseau social + star de la Science fiction = un cocktail explosif pour les adeptes de souris et de mondes parallèles. À bon entendeur, salut !
Il est amusant - encore que... - de constater combien le marché du livre peut être fluctuant en l'espace de quelques mois : alors que fin mars le livre en Espagne semblait se porter très bien, profitant de plusieurs facteurs de croissance importants, un nouveau rapport publié par la FGEE vient contredire la réalité passée.
« La situation est grave et nous oblige à repenser les stratégies et tactiques », explique Antonio Maria Avila, directeur exécutif de la Fédéraction des éditeurs d'Espagne, FGEE ou Federación de Gremios de Editores de España. L'étude pointe en effet une chute des ventes liée à la crise de 6 % au cours du premier semestre 2009, en regard de l'année 2008.
Alors que cette période avait représenté un chiffre de 3,219 millions €, ventes de droits d'auteur y compris, soit une hausse de 2 %, selon les données compilées par la FGEE, et la Federación Española de Cámaras del Libro (FEDECALI), étude parrainée par le ministère de la Culture.
Le solde net s'élève ainsi à 298 millions €, face aux 311,15 millions € de l'an passé. Alors certes, la baisse est là et bien là, mais étant donné que la crise est mondiale, Antonio aurait tendance à relativiser : « les chiffres sont positifs », compte tenu de la situation globale.
Reste que début 2009 a été « un désastre » dans le commerce intérieur autant qu'extérieur, avec des ventes qui ont chuté de 40 % en janvier et février, essentiellement parce que l'on assistait à des retours massifs de livres.
Étonnante réaction, donc, puisque fin mars tout semblait rouler...
Ce n'est pas sur les bancs publics, mais sur ceux du collège George Brassens de Montastruc-la-Conseillere (Haute-Garonne) que se bécotent les amoureux du verbe. Parents et élèves ont pu déambuler toute journée dans la cour et les bâtiments de leur établissement, poétique par essence. Une balade littéraire « au fil des mots » était en effet organisée par les élèves de 6e, offrant au public des adaptations de Pagnols et autres slam ou poèmes.
Un jeu avec la verve, une jonglerie avec le mot et l'esprit : c'est honorer le nom du collège que de prendre une telle initiative. L'idée est excellente, ils auraient pu mourir de ne l'avoir pas eu... Quelque part sous la plage de Sète, le polisson de la chanson doit se réjouir de voir cette mauvaise herbe se jouer du langage, pour ne pas devenir des moutons de Panurge...
La publicité, encore une fois aura fait des siennes, sur le territoire canadien, probablement un peu plus libéré que le nôtre, était parvenue à provoquer un petit scandale dans le monde des bibliothèques. Et pour cause :
On comprend aisément l'énervement qui avait conduit à un appel au boycott rappelle Intérêts numériques. Avec une telle campagne de promotion, on comprend que les professionnels se soient particulièrement sentis visés.
Mais nous vous laissons décider en votre âme et conscience : un PRS-505 est-il plus sexy que votre bibliothécaire ? L'occasion de se rappeler de cette série avec Pamela Anderson, Stacked (2005), où l'actrice intégrait une nouvelle vie au sein d'une librairie familiale...
Tout ça pour rompre avec sa vie de débauche et de fêtes permanentes.
Oui, mais on a parlé de bibliothécaire, et pas de libraire... La mienne, est particulièrement... Oui, elle se reconnaîtra...
Il prépare son 100e anniversaire et pour l'éditeur, tout se profile assez bien, avec une annonce de résultat tout à fait flatteuse : au mois de mai, ce sont 10.000 exemplaires de livres numériques qui ont été vendus, alors même que ces ouvrages ne sont proposés dans le format que depuis peu.
Chez Mills & Boon, on se frotte les mains : les romances façon Harlequin qu'on fait paraître connaissent un enthousiasme certain depuis la refonte du site internet, plus tôt cette année. Boutique en ligne, des livres disponibles uniquement au format numérique et des options pour qu'une communauté se créé, voilà bien des choses qui couronnent le travail de la maison.
Tim Cooper, directeur du marché numérique a même, pour l'occasion, affirmé toute sa confiance en ce marché naissant, expliquant qu'il faisait déjà « partie intégrante du futur de l'édition ». 10.000 ouvrages, un bon chiffre bien rond, qu'on mettra cependant en rapport avec les 200 millions de livres vendus chaque année par l'éditeur... Si, si, 200 millions...
Les mauvaises langues diront que tout cela provient d'un petit changement dans la politique érotico-éditorial de la maison...
Petit rappel des faits : 125 millions $, c'est ce que Google a proposé aux professionnels du livre outre Atlantique pour faire taire les plaintes concernant sa numérisation massive d'ouvrages. Mais aujourd'hui, le moteur risque de ne pas pouvoir régler avec un gros chèque l'enquête menée par les autorités américaines touchant un possible monopole qui serait dès lors instauré.
Le Department of Justice traque en effet les différentes subtilités de l'accord Google, dans une enquête tout ce qu'il y a de plus officiel, et le procureur général, William Cavanaugh a assuré que les problématiques soulevées par cet accord méritaient l'attention du DoJ. Notons également que Bruxelles a également décidé qu'une enquête serait lancée sur la gestion des droits par Google.
Considérée comme "l'iTunes du livre", alors que l'on cherche toujours l'iPod des ebooks, les termes de la proposition soulèvent de lourdes questions, notamment au sujet des oeuvres orphelines. Ces dernières sont encore protégées par le droit d'auteur, mais problème : on ne sait pas à qui les reverser.
Concrètement, les ayants droit percevraient aujourd'hui 60 $ minimum pour un livre présent sur le catalogue de Google. Cependant, ce dernier serait en mesure d'exiger qu'une réduction de 37 % soit concédée sur la vente des ouvrages en ligne. Pour certains, céder les droits des titulaires sans un examen attentif serait une lourde erreur.
En parallèle, le tribunal fédéral de New York examine lui aussi l'accord, avant de valider le paiement des 125 millions $. Si Google a toujours fait preuve d'une confiance certaine vis-à-vis de cette partie des contrôles, la Justice américaine devra encore rendre son verdict...
C'est l'histoire d'un petit garçon qui rêve, avec en toile de fond un grand monsieur aux oreilles décollées. Le petit garçon s'appelle Joan Sfar, et l'homme Serge Gainsbourg. En attendant la sortie du film prévue pour janvier 2010, les impatients peuvent faire un petit tour sur le site du film.
En dehors de tous les petits "plus" qui raviront certainement les fans de Sfar et de l'Homme à la tête de chou, l'amateur de bande dessinée sourira en voyant le making-off ; ou journal du tournage ; réalisé par le dessinateur et scénariste de BD Mathieu Sapin.
On le voit perdu dans les coulisses du film, s'extasiant devant Laetitia Casta, qui interprète Brigitte Bardot, ou s'étonnant de la crasse ambiante dans les studios. Bienvenue dans le monde du cinéma, Mathieu ! Ça casse pas trois pattes à un canard, ce petit carnet, et c'est pourtant bien sympa ! D'autant plus qu'il nous reste une dizaine de chapitres à découvrir jusqu'en janvier.
Au sortir du site, on en a finalement moins appris sur le film que sur la passion que Joan Sfar voue à Gainsbourg. On espère qu'il n'est pas tombé dans l'hagiographie et qu'il a su rendre sa part d'humanité au musicien.
Il a pour lui une conception particulière ; pas la plus mauvaise ; de la façon de raconter des histoires : «Bien entendu, même si je connais sur le bout des doigts la vraie vie de Serge Gainsbourg, je ne souhaite pas faire un film “réaliste” ou “journalistique”. Je propose une fable russe, une légende moderne. Je ne souhaite pas faire autre chose que du Joann Sfar. [...] Ce film sera donc truffé de mensonges car je les adore, les mensonges. C'est ma façon de faire une œuvre pudique : mentir sans cesse. »
On peut penser ce qu'on veut du personnage Sfar et de ses coup de gueule récurrents, il n'en reste pas moins un excellent conteur.
On en oublierait presque que les livres suscitent toujours l'intérêt, l'admiration, le plaisir... bref, la communication. Si, tentez la chose : sortez de chez vous avec un sac en plastique rempli de livres et annoncez que vous allez les offrir pour une bonne cause. Les réactions sont étonnantes.
Véritablement...
C'est pourquoi il est bon parfois de revenir au papier. Ce qu'Étienne Mineur a fait...
« Voici les résultats de mon WorkShop avec les étudiants espagnols à Albarracín.
Nous devions travailler sur des livres “à lecture combinatoire” et/ou interactifs. L'idée étant de trouver une forme originale + une histoire faisant sens. Nous avons pu travailler pendant trois jours (de 16h30 à 20h30, juste après la sieste, et oui ce n'est pas une légende, les Espagnols font la sieste;-) »
Le nouveau ministre de l'Éducation nationale, Luc Chatel, aurait déclaré, lors de sa rencontre avec les syndicats enseignants, que les décrets sur leur formation allaient être « très rapidement publiés », a indiqué l'AFP. Le ministère a effectivement confirmé que « le processus de publication des décrets, qui est en cours, ira à son terme ». Ils devraient passer devant le Conseil d'État d'ici une quinzaine de jours.
Master... of the game
Ces décrets instaurant la mastérisation du recrutement des enseignants et la suppression du passage par l'IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres) sont pourtant rejetés massivement par la communauté universitaire. Ils font partie des réformes ayant entraîné d'importants mouvements de mobilisation dans les universités cette année.
Néanmoins, le secrétaire général du SNUipp-FSU, Gilles Moindrot, a déclaré à l'AFP que Luc Chatel « va chercher à établir une concertation » et qu'il « y a un changement de ton » par rapport à son prédécesseur Xavier Darcos. Il a en tout cas essayé de renouer avec les syndicats. Le ministre aurait « indiqué qu'il recevrait la commission Marois-Filâtre », chargée de faire des recommandations sur formation des enseignants pour le 15 juillet.
Président d'univers cités
Il faut cependant rappeler à M. Chatel que la Conférence des présidents d'université (CPU), ainsi que Daniel Filâtre, président de Toulouse II-Mirail, ont quitté cette commission il y a presque un mois face au passage en force du gouvernement, qui n'a pas attendu la remise de son rapport pour prendre des décisions. Il y est bien habille de prétendre recevoir prochainement cette commission consultative, qui a déjà explosé en vol, alors que les décrets passent devant le Conseil d'État d'ici peu.
Rappelons également qu'en début de semaine, le ministre de l'Éducation avait déclaré, lors d'une visite à Colombey-les-Deux-Eglises, que « la masterisation est une réforme qui va se faire, car elle est nécessaire », ajoutant que « la concertation [était] terminée ».
Dans le même temps, les collectifs des IUFM de Lyon et de Grenoble ont publié mercredi un « Manifeste pour la formation des enseignants » sur Médiapart. Ils y demandent le retrait total des décrets, et font des propositions pour améliorer la formation des enseignants, en maintenant un recrutement par concours à Bac+3. Pas sûr que Luc Chatel entende cet appel lors des « concertations »...
Soixante saynètes et autant de personnages d'un autre monde, résumé ainsi Le plus mauvais groupe du monde passe pour une simple histoire de fous. José Carlos Fernandes nous convie au banquet d'une ville sans nom et oubliée du temps, où la poésie court les rues et les existences se frôlent sans se voir.
La visite du musée de l'accessoire et de l'insignifiant ne peut décemment laisser de marbre. Rendez-vous compte, à côté d'une collection de moustaches postiches vous découvrirez un inventaire de tous les livres et articles sur la calvitie publiés entre 1871 et 1974. Et comment ne pas s'intéresser à son directeur, qui est aussi président par alternance de l'Académie des sciences néphébatiques. Cette dernière diffusant un bulletin trimestriel abordant des sujets aussi improbables qu'intéressants : « Découvrez votre flore intestinale » ou « La sodomie chez les coléoptères du Tanganyika ». Tout un programme !
Derrière l'absurdité des situations et des personnages se cachent une poésie et une philosophie intrigantes. L'extraordinaire se cacherait tapi dans l'ordinaire, et la beauté enfouie dans des vies placées sous le signe de psychopathologies profondes. Tous ces gens discutent et se présentent, pestent contre leurs concitoyens ou font les louanges du monde moderne avec pour point commun d'adorer des choses si futiles qu'on ne pouvait en soupçonner l'existence.
On oublie rapidement la plume parfois lourde de José Carlos Fernandes pour ouvrir les yeux sur un album complet, déroutant et magique. Il a vraiment su tiré le meilleur de situations torturées pour nous apporter sur un plateau une somme de questionnement démentielle sur l'existence. On doit ici tiré notre chapeau aux éditions Cambourakis qui signent une publication qui reste, pour l'instant et de mon avis, la meilleure de cette année 2009.
Cet auteur portugais, non content d'être doué pour le neuvième art, nous présente une bande originale méchamment jazzy pour agrémenter la lecture de son livre. Prenez donc le temps de vous laisser bercer sur les volutes sonores de Thelonious Monk, d'art Blakey & The Jazz Messengers ou de Duke Ellington. Ah, que c'est bon !
Souvent enjoué à l'idée de vous parler de bandes dessinées ; c'est normal, puisque je les choisis soigneusement ; j'ai été plus que séduit par ce plus mauvais groupe du monde. Les adorateurs du mainstrean tomberont des nues, les autres me comprendront. José Carlos Fernandes parvient à nous faire entrevoir l'indispensable à travers l'inutile : « Existe-il des mots qui permettraient de décrire fidèlement la lumière d'une fin d'après-midi du mois d'août ? »
Cinq librairies françaises, belge et québecoise ont signé une série d'accords avec Numilog pour offrir sur leur site internet la possibilité de vendre des livres numériques sur leur site internet.
Dialogue, située à Brest, Gibert Jeune, à Paris et Mollat à Bordeaux, sont les trois établissements français, mais les librairies D Livre en Belgique et le groupe Archambaut (filiale de Québecor) au Canada ont également décidé de faire appel aux services de la société propriété de Hachette.
Avec 40.000 titres issus des catalogues de 150 éditeurs (chiffres valables pour juin 2009), NUmilog prendra en charge la mise à disposition du catalogue d'ebooks pour certains et pour d'autres, « la prise en charge complète de la commercialisation de livres numériques sur des sites marchands aux couleurs de ces librairies ».
Concrètement, l'acheteur désireux de se procurer le livre numérique achètera sur le site et recevra le livre directement dans sa boîte mail nous explique Hachette. On ignore si le téléchargement direct du livre sera possible depuis les sites des librairies.
Le détail des services fournis n'est pas disponible pour le moment, mais nous devrions l'obtenir plus tard. Les titres proposés devraient être adaptés à la clientèle autant qu'à l'identité du libraire, conformément à ses choix. « Numilog assurera dans tous les cas la distribution des livres numériques vers le client à partir des commandes passées sur le site de ces librairies », précise le communiqué.
Maintenant, question intéressante : quel sera le prix des livres numériques pour nos cousins d'outre-Atlantique ? Nous attendons sur ce point de plus amples informations notamment sur la question des diverses taxes et prix pour la Belgique et le Québec. Concernant les formats, on devrait trouver tous ceux proposés par Numilog, dont ePub, PDF et peut-être même les livres audio...
Carte Noire, un café nommé désir pour le pas le citer entend donner ses lettres de noblesse non seulement à la publicité, mais lui conférer qui plus est une référence culturelle supérieure, en exploitant des romans, dont de prestigieux acteurs liront des extraits, durant les spots publicitaires.
Assez pour faire oublier et contrer le « What else ? » de Clooney pour Nespresso ? Nous verrons bien. Après tout, le lien entre littérature et café est évident, si l'on se souvient du texte de Balzac sur le sujet, tout autant que sa pharamineuse consommation. Pour ce faire, donc, Carte Noire a demandé à Dominic West (actuellement dans la série Wire, ou Sur Ecoute) de lire des extraits d'Orgueil et préjugés, de Jane Austen.
La campagne est intitulée « For a more seductive coffee break » (Pour une pause café plus séduisante - seductive peut aussi signifier aguicheur...) et réunit bien sûr d'autres acteurs et auteurs. Son lancement aura lieu en Angleterre à partir du 13 juillet, en collaboration avec Penguin Books, qui disposera de liens posés sur les publicités de la marque, permettant d'acheter directement les livres en questions sur son site. Greg Wise et Dan Stevens se prêtent également au jeu.
Parmi les autres ouvrages, Sons and Lovers, de DH Lawrence, High Fidelity de Nick Hornby, The moment you were gone, de Nicci Gerrard. On peut avoir un aperçu de cette campagne à cette adresse.